19 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

Flash Spécial!

Flash spécial! Un auteur, dont le manuscrit a été refusé par un éditeur, s’est retranché dans les locaux de celui-ci. Le forcené, cagoulé et porteur d’une ceinture bourrée d’adjectifs menace de tout faire péter.
Le haut bâtiment de verre brillait sous le clair soleil du mois de mai. L’illustrissime Maison d’Edition du Val-de-Robert, se targuait de faire chaque saison brillait un auteur en l’amenant jusqu’au Best sceller.

Qui n’en rêvait pas! Voir son roman éditer par cette illustre entreprise, haussé jusqu’au plus haut sommet qui soit! Ah, Justin en avait rêvé jusqu’à la nausée.

Roman après roman, il avait tenu bon. Inlassablement, il avait remanier son dernier texte en passant par le titre, par l’argot,, les phrases ampoulées et ce jusqu’à la fin de page …chassant tous les superlatifs, les excès de ponctuations, d’adjectifs qualificatifs…bref; il en était arrivé à ne plus voir ses amis car trop agressif, trop susceptible, rancunier et passablement parano.
Croyant que Kevin et Clotilde ses bons amis , voulaient lui volé son livre, ce livre de six cent pages, son bébé, afin de le faire éditer.
Ils eurent beau lui affirmer que non, il n’en démorda pas. Remonter à bloc, il prit rendez-vous avec Monsieur J.F Régis, co-fondateur de la fameuse maison du Val-de-Robert.
D’un pas décider, il s’engouffre dans l’immense bâtiment sentant son coeur battre de travers, lui martelant les côtes

. A l’avant dernier étage, il trouva l’homme, assis droit dans  un fauteuil bleu roi , les jambes allongées sur un petit banc rembourré.
Il semblait lire et la perplexité faisait froncés ses épais sourcils. Au coup frappait contre le montant de porte, il haussa ses épaules l’air contrarier puis, lentement, il se leva.

Il posa le  livre ou plutôt le manuscrit sur le petit banc. Défroissa son pantalon d’une main preste et invita enfin son visiteur à entrer.
Agacé par tant de désinvolture à son encontre, Justin fulminait de colère et d’un sentiment de peu d’importance au regard de cet homme là.
-Ah! C’est vous! Monsieur Cedem si je ne m’abuse? Oui, oui, oui, entrez-donc, prenez place.
Bien, bien, bien ,alors… votre manuscrit bien que bien écrit, oui parfaitement écrit même ,me laisse comment dire! oui, oui, oui c’est cela, ce roman…il est inachevé.

Mon sentiment Monsieur est celui-là,  et cela me navre profondément car, il est excellent.
Je ne peux pour ce motif l’éditer. Voila Monsieur Cedem, avec nos remerciements pour avoir choisi notre illustre maison. Alors J-F Régis alla prendre le manuscrit laissé sur le petit banc et le remis en main propre à Julien dont le coeur, rata plusieurs battements.

Frustré, terriblement agacé, la force brute de sa colère bouillonna en lui pourtant, il resta stoïque. Sans un mot, il sortit du bureau du co-fondateur, et il  choisit un bureau vide…plaça son manuscrit sur une vaste table ou plusieurs autres manuscrits étaient en attente de lecture.

Il se permit d’en feuilleté quelques-uns puis, il enleva sa veste.
Il remonta son pantalon et d’un geste sûr, enclencha la minuterie qui formait sur sa ceinture une forme étrange. Mettant sur son visage une cagoule de motard ou rien que les yeux étaient visibles…ajoutant une paire de lunette teintée, il fonça dans le bureau de J-F Régis et là; il hurla, laissant sa colère  fondre tel un ouragan sur J-F qui, bondit de son fauteuil l’oeil hagard, les sourcils de travers et sa griffe du lion bien près d’être là  à jamais.

Il appuya fortement sur un bouton dissimuler sous son bureau et blanc de peur, balbutia un »

-Que voulez-vous? Il n’y a pas d’argent ici. Ce n’est qu’un bureau des pleurs et des grincements de dents, un pis-aller pour romancier sur le déclin.

 

Alors, que voulez-vous? Vous aurez-je malmené d’une quelconque façon Monsieur? Se connait’on?
La rage envahit le coeur de Justin.

Quoi! C’est tout! Il venait juste de sortir de ce même bureau… et cet homme, cet homme l’avait déjà oublier! Pourquoi? D’après lui son roman était bon. Fulminant, il essaya de parler mais la colère le fit bégayé ce qui agaça J-F Régis qui d’un haussement d’épaule, se rassit et ne sembla plus prêter attention à l’homme cagoulé qui tripotait sa ceinture.
Puis, une voix rugit: » Vous êtes cerné, rendez-vous sur le champ, ou nous aurons  recours à la force! Rendez-vous, ou nous ouvrons le feu! 
Julien ricana et appuya sur le symbole de sa ceinture. Une flopée de mots sans suite se mit soudain à écorchées les oreilles de J-F qui réalisa que ces mots, étaient en fait des adjectifs que l’homme, avait enregistré et qu’il se plaisait à les lui faire entendre.
-pas trop, de peu, de peu de, ou plutôt, du, d’un, dès, que, la, que si, corriger, colère,  filandreux, encore, fort heureusement » et j’en passe.
L’homme cagoulé stoppa le flot d’adjectifs et d’un mouvement sec de la main, intima l’ordre à J-F de s’asseoir, ce qu’il fit ,ses jambes ne le portant plus.
La voix dans le méga-phone retentit de nouveau: » Nous ne ferons pas dans la dentelle, vous êtes cerné, rendez-vous. Le processus est enclencher, soyez honnête avec vous même! Un auteur n’est pas un lâche! Montrez vous! »
Vaincu, Julien se laissa choir lentement sur le sol et d’un geste rageur,  ôta sa cagoule sous l’oeil ébahit de J-F qui frémissant lui dit:
« - Ecrivez ça Julien et je vous le dis tout de go, je vous édite, écrivez ça mon jeune ami. »

La porte s’ouvrit avec fracas et un gendarme muni d’un méga-phone à l’air hilare dit: » alors! on se rend? C’est bon ça, on fait quoi J-F? »
-Rien, on ne fait rien Alban, j’ai devant moi un futur auteur à succès, je ne vais pas le livrer à la marré- chaussée. Il va écrire le meilleur Best sceller de l’année, c’est comme ça qu’il va payer sa dette.
Toujours hilare, le faux gendarme retourna à ses pénates, c’est à dire qu’il reprit le chemin de son propre bureau.
Fernand-Iréné Robert fondateur de la dite maison d’édition venait de faire sa pitrerie du jour. Il murmura cependant… » entre les points d’exclamations de la vie et le point d’interrogation de la mort, tout n’est que ponctuation.
Merci à vous M.Maya Tristan.

Et, J-F Régis de finir…
: » Il n’y a pas de leçon plus fructueuse que celle prise en jouant. »
Erasme.

-Mon jeune ami, cela restera dans ce bureau et en aucun-cas, vous ne ferez allusion à ce qui vient de se passer!
Julien le promit et moins de six mois plus tard, son roman »Peur chez les Anges » Reçu de la part d’un jeune public une ovation des plus originale. Julien fut hisser là ou il le souhaitait…Ses romans pour un jeune public continuent à bien se vendre et son dernier
« Prisonnier dans une tour de Verre » promet un franc succès à son auteur.

« On a le droit de vivre ses rêves les plus fous, à condition  de respecter le choix de chacun. »
y-l
( Sur une idée de Pascal Perrat).

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