11 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

Dans le noir d’un tiroir.

Dans le noir d’un tiroir, un manuscrit attendait anxieusement le résultat de son test de grossesse. Serait-il relié ou brochée? Cette question le tourmentait.
Pourquoi m’a t’elle abandonné dans ce sombre tiroir? J’avais ma chance moi! Il ne manquait plus que sa décision, cette stupide décision qui a fait qu’après relecture, eux, ils m’avaient rejetés. Elle vous explique l’histoire. Il y a sept ans de cela quand j’eus fini mon livre et que ravie du rendu, j’avais parcouru les maisons d’éditions ouvrage sous le bras…Je ne m’étais pas imaginé que celui-ci allait faire grincer plus d’une dent.
Oh! ils aimaient, ils le voulaient ce livre oui mais…pas tout de suite, il fallait attendre le bon moment…le garder sous le coude bien au chaud et surtout, surtout ne pas l’égarer Lasse de ce mauvais tour du sort, j’ai attendu . Sept année à dormir au fond d’un tiroir. Quand le grand événement sur le livre ouvrit ses portes à Paris ( Le Salon du Livre)…je fonçais bille en tête avec quelques feuillets sous le bras, afin de le faire lire ou relire à quelques maisons d’éditions. Je reçu encore la même réponse.
_Oui, oui,il est percutant mais là…il  n’était pas temps de le présenter, trop tôt. Il faut laisser un peu de temps à celui qui, vient de faire son entrer. De nouveau,on me fit comprendre qu’il fallait encore attendre. Je suivais sans vraiment y croire les allées et j’avisais  un stand ou plusieurs personnes attendaient. Curieuse,je regardais certaines personnes achetaient un livre et d’autres manuscrit en main patientaient.
J’attendais et avec stupeur je vis que les manuscrit étaient prit,on remettait à la personne un feuillet, deux signatures et le livre rejoignait d’autres frères dans un grand classeur
j’osais à mon tour une approche. La file  se terminait, c’était à mon tour. L’homme de type méditerranéen me fit un sourire éclatant et son bonjour chantant me fit sourire.
_Bonjour madame vous désirez?
_Bonjour, j’ai vu que vous acceptiez des manuscrits alors, j’aimerai vous soumettre le mien, cela vous tente?
_ Ah! Ecoutez,je prends en général les manuscrits de jeunes auteurs aimant la poésie. Votre livre est une oeuvre libre? un polar, un roman,un mélange des genres?
_Ben là pour le coup,moi, je ne sais pas.
_Comment ça,vous ne savez pas, c’est bien votre oeuvre? Vous l’avez écrit vous-même hein? Suspicieux ses yeux se plissèrent lentement.
_Oh ne vous emballez pas, c’est bien mon livre et c’est bien moi qui l’ai écrit et je l’ai depuis sept ans maintenant.Mais à vous dire la vérité, la meilleure des maisons: » Plonchon » pour ne citer qu’elle, ne peut le prendre en ce moment
Le directeur d’édition de là-dites maison, m’a dit que c’était une bombe…mais que personne ne prendrait le risque de le publier, trop tendu, trop chaud cette histoire…
_Allons bon! Une bombe!Un bon livre qu’il laisse filer entre leur main comme ça! C’est pas  leur genre, qui avez-vous vu? Je lui cite un nom, il tique, je ne ment pas, je lui sort mon carton d’invitation…Il soudain  jubile puis, d’un geste vif,il me tend sa main. J’y glisse les quelques feuillets et je vois son visage perdre un peu de sa couleur.
 

Bon, c’est encore râpé me dis-je en moi-même…le gars a peur,pas de risque,non il ne prendra pas le risque.D’un autre côté, sa boîte est jeune je le comprends aisément.
Je tends ma main, sûre qu’il va me rendre mes feuillets. Ses yeux brillent d’une lueur qui éclaire enfin ma journée. J’aurai pas fait le voyage jusqu’à Paris pour rien. Pas payer mon droit d’entrée pour rien même si j’ai trouver mes livres préférés dédicacer par mon auteur favori…et surtout d’avoir rencontré un homme courageux.
Je garde ça,ou est votre livre en ce moment?
_Chez moi au chaud,bien au chaud dans un vieux tiroir.
_Au chaud hein! Bien, bien on va le sortir de là,on va lui donnait un coup de frais et…il va s’envolait. Comment vous est venue cette idée là Madame? Je vais pour lui narrait mes recherches quand, une petite foule se dirigeant vers son stand m’en empêche. Il me sourit puis me dit: » Partez pas,surtout partez pas d’ac?
Je lui fais signe que j’ai compris et j’ai pas l’intention de partir ça non,mon manuscrit va prendre vie et il attend depuis si longtemps le petit que losqu’enfin je vais le trer de ce noir,il brillera et braillera à qui mieux mieux.Une femme signe à ses côtés des autographes, souriante à tous,ayant un mot agréable pour chacun. Je vois les yeux de l’homme qui se posnte sur moi, il me surveille et dès que le groupe est partis, il me fait signe de le suivre.
La femme restera pour accueillir les visiteurs et répondre à leurs questions,si nécéssaire.
On se retrouve derrière son stand,une table,deux chaises.On prend place et là…débute enfin une réelle conversation pour aboutir à une question qui, me laisse perplex.
_ Broché ou Relié? Comment voulez-vous votre livre? Et le titre,vous pensez qu’on peut le changer?
_Ah! Bonnes questions,alors pour le livre…Relié ce serait bien,mon bébé à bien besoin de son espace pour montrer son savoir faire.
Le titre! Non, il ne changera pas…cela restera…
 » La Mort du  Dernier Pape ».
y-l.
Sur une idée de Pascal Perrat.

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