23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

L’Homme de l’Ombre.

Un.
Deux semaines que je fais le pied de grue dans cette impasse…pour voir quoi? le même trafic, ça me mène ou, à part au ras le bol général? je ne vois pas. Encore une heure puis, je file…j’ai un truc à faire ce soir que je ne veux pas loupé. Marianne, Karl, Isadora, Miguel, Faustine et Lucas m’ont invité et j’ai bien l’intention de me perdre dans cette folle nuit qui s’annonce.

Bon c’est vrai que j’aime pas sortir les soirs de pleine lune… pourquoi? Eh bien parce que, voila ça vous explique la chose hein! Bref, pour tout vous dire c’est parce que j’en ai de très mauvais souvenirs. Les trois fois ou j’ai bravé l’interdit…les trois fois j’ai faillis y perdre des plumes et la troisième bien plus que des plumes.

Rien que d’y penser mon coeur ce fourbe bat la chamade et mon corps brûle d’envie…basta les gars. Ce soir j’y vais tout simplement parce que Andrëi m’a mit au défi. Cet abruti me nargue depuis trop longtemps. Il ne veut pas comprendre. Il me dit: » t’es qu’une poule mouillée bourrée de superstitions. » Il me fatigue.
S’il avait vécu ce que moi et Lyonel nous avons vécus alors…il ne ferait pas le mariole.

23 ans, plein de talent, beau gosse, sûr de lui, trop à mon goût. Célibataire et imbu de lui-même comme c’est pas permis. Sa petite amie qui n’est autre que ma copinette_Alicia Valtrop à bien essayé de lui faire comprendre qu’il y avait dans mon vécu quelque chose d’horrible et qu’il ne fallait pas trop me titiller là-dessus, sous peine de se prendre des coups.

Forcément, il a ri, je ne peux lui en vouloir-même moi j’aurai ri si, je m’étais vu ce soir là. Pourtant j’étais furieuse et malheureusement pour lui, il ne l’a pas compris.Sa stupidité, son arrogance lui a fait franchir le cap de non retour. Jamais on ne touche à Lyonel.

Pourtant Andrëi a continué à se comporter comme un gros imbécile. Mon poing, il ne l’a pas vu arriver, mon pied non plus puis, les coups sont devenus plus puissant, plus rapide, je voyais noir. Les hurlements d’Andrëi ne me faisait rien. Mon corps habitué à se battre, mon esprit empli de haine se battaient contre celui qui l’instant d’avant avait osé se moquer d’un homme qui avait tout donné pour me sauver la vie.

Des bras forts, du muscle plein, durs, une bonne tête de plus que moi, une voix apaisante, un souffle qui soulève une mèche de cheveux…Des mots qui ne parviennent pas à percer le mur de haine mais qui telle une litanie continue et continue encore. Mon regard se pose sur la masse étalé par terre. J’ai la rage qui remonte d’un seul coup.

Ma tête percute le menton de celui qui me tient fermement. Mon pied gauche frappe avec force la rotule du gars qui pousse un rugissement de malade. Il me lâche, je me retourne et d’un uppercut , je le laisse sur le sol puis mon regard se voile encore plus. J’avance vers la petite merde qui geint sur le sol de ma cuisine.

Une petite chose rose, se jette aux pieds de la larve…Un regard empli de douleur fond sur moi. Ma voix rauque feule un: »Copinette que fais tu à terre? »
_Laisse-le, il va comprendre, il va apprendre. Je l’aime. S’il te plaît laisse-le moi, s’il te plaît…Les bras puissant me ceinture à nouveau.

_Si tu n’ôtes pas tes sales pattes de mon corps…t’es un homme mort. J’ai pas envie de rire, ni de…purée tu me lâches là! » Les bras se desserent lentement et la voix s’infiltre dans la brume qui recouvre mon cerveau
_Sonita, il est ton ami. Tu vas regretter si tu le tue. Alicia ne te pardonnera jamais cela. Sonita reviens vers nous, reviens vers moi. Je suis là pour toi, laisses tomber Sonita. Tu lui as bien fait comprendre, ce qu’il lui en coûtera s’il recommence ses conneries sur Lyonel.

Il sait à présent ce que tu vaux, ses blagues à deux balles, il ne te les pondra plus. Sa gueule il va apprendre à la fermée, Sonita reviens.
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Deux.
Il n’y a qu’un mec qui m’appelle comme ça, un seul à le droit de m’appeler comme ça. Je respire un grand coup. Je ferme les yeux, je gronde, ses mains se posent sur mes hanches…elles sont si chaudes, si douces, sa tête trouve sa position entre ma tête et ma clavicule. Puis, sa voix titille mon oreille, le cou, ça me donne des frissons et malgré moi, je glousse.

Je respire de nouveau calmement. Mes yeux ont repris leur couleur d’origine de cela j’en suis sûre. Une petite voix qui pleurniche me dit: » Merci. S’il joue à nouveau au con, je le largue mais il va apprendre,il va comprendre du moins je l’espère. Tu m’as fait peur Sonia. Tu sais que je n’aime pas quand ta rage refait surface…heureusement Simon était là. Bon va falloir l’emmener aux urgences on va pas y couper, t’as fais fort ma vieille, sûr qu’il va plus t’em…

_Simon que fais tu là?
_Ah enfin une question pertinente, bien qu’une explication me serait utile au vu de la paperasse à venir avec ce massacre…mais bon…c’est moins urgent que ce que j’ai à te faire faire et pas de refus possible pour ça je n’ai que toi…alors brailles pas Sonita.
_Arrêtes de m’appeler ainsi, j’ai déjà accepter « Sonia » pour le bien de tous, mais là; toi tu pousses avec ta Sonita.
_ Merde, et moi qui croyais que tu aimais cela! Vaille ma douce petite Sonia, je suis au courant pour la petite soirée entre amis et je sais que tu en as besoin mais…le boulot passe avant toutes ces fantaisies.

_ Je suis bien placé pour le savoir.
_Hé j’ai rien demandé moi, c’est toi qui m’a embarquée la-dedans. J’étais pas partante pour ce taf là!
_Ha et quel taf tu voulais faire petite?
_Bah, pas ça en tout cas, j’ai pas le choix.
_Sonita, tu es de taille face à ses gars là, je ne vois pas Lucas, Miguel, les filles faire ce boulot là…trop périlleux.
_Bon et moi alors…c’est pas trop périlleux peut-être?

_Ecoute Sonita, après ce que je viens de voir avec ce pauvre Andrëi, t’es mûre pour ce taf.
_Combien de temps?
_Au moins trois semaines, on doit être sûr de nous pas le choix. Les autres sont sur notre dos, ils ne veulent plus d’impers, des preuves, des preuves et encore des preuves. Même si pour ça tu doit faire les frais de quelques petits coups.
_Ben voyons, c’est pas eux qui trinquent alors, ils s’en foute royalement. Je t’assure Simon, dès que je sais ou l’autre planqué se loge, j’y vais et là…il va entendre parlé de moi.

Il va appelé sa mère sur tous les tons même son chat miaulera pas comme lui.
Simon pince du bec mais ma copinette tout en lavant la gueule de son petit ami, se tord de rire.
_J’aimerai l’entendre moi glousse t’elle. Simon me regarde avec un drôle d’air puis doucement, il me lâche.
_Tu vas bien petite?
_Ouais Simon, sauf qu’il faut pas qu’il recommence et je veux qu’il dégage de là pour ce soir d’ac Alicia?

_Pas de problème Sonia parce que ce soir, je vais rester près de lui, il va devoir expliqué pourquoi sa mâchoire est cassé, pourquoi il a des côtes fêlées peut-être cassées. Ses yeux son tellement gonflés qu’il ne verra rien pendant un bon moment alors tu pense…j’ai du pain sur la planche.

_Mince je voulais pas y aller aussi fort, pourquoi riait’il ce con?
_Oh il ne riait pas, il pleurait, mais ta colère était vraiment trop puissante. Si, Simon n’était pas intervenu ce soir il y aurai un cadavre sur notre tapis et bonjour l’explication.
_Euh dis voir Alicia, t’es pas plus furax que ça?
_Non, il voulait voir…il a vu, il a senti, a t’il compris…ça j’en suis pas sûre à cent pour cent…donc, je l’aime bien mais…c’est pas le mec de ma vie. On va bien ensemble, ses idées sont bonnes…pas vraiment les miennes mais j’admet que je m’amuse rien que de l’écouté se vanter comme si le monde était à ses pieds.

Alors…je prends le bon et je laisse coulé le pourri. S’il change un peu je continue avec lui sinon basta… le garçon d’à côté avec ses yeux vert, sa petite bouille à peine sortie de l’enfance, son mètre quatre vingt six et ses menottes qui me donnent de drôles d’envies fera l’affaire…

J’ai 22 ans, un bon boulot, un appart avec une copinette qui ne se prend pas le chou pour rien. Des potes et un patron bien roulé…alors tu penses bien que j’ai autre chose à faire qu’à me laisser embobinée par un abruti qui veut pas comprendre.
Là, j’en reste sans voix.
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Trois.
Simon à toujours le regard braqué sur moi, ça m’angoisse. S’il continu, il va s’en prendre plein les dents.
_Dis t’arrêtes ça Simon sinon gare à ton petit fondement mon vieux.
_Tu ferais vraiment ça?
_Hein!

_Ce que tu as dis à propos du gars qui tire les ficelles, tu lui ferais vraiment savoir ce que tu penses de sa morale face au taf qu’il te fait faire?
_Ah bah ouais, j’ai deux pistes et je suis sûre qu’une est la bonne, je peaufine, t’inquiète Simon, je vais faire son sale boulot afin que toi, tu n’ai pas de problème et après…je file vars Ah!

Je dis rien ça vaut mieux, ouais je dis rin ça vaut vraiment mieux ma voix est trop basse…je respire. Et sur ce, je lui sort mon plus beau sourire, ses lèvres s’étirent, il ne résiste jamais à mon sourire. Je comprends pas ça, ses yeux s’illuminent, je vois ses mains qui cherchent quelque chose.

Ouaips Simon a besoin d’aller voir sa copine et Alicia est d’accord avec moi.
_Bon, on fais comment pour lui?
demande naïvement Alicia faisant réagir Simon
_J’ai mon utilitaire, je vais le transporter, je revenais de chez Alex, son carrelage est enfin posé. Dès demain soir, ils pourront envahir leur maison.
_Bast il était temps, six mois c’est long pour poser un parquet et un carrelage non?Ma copinette sait ce qu’elle veut et faut pas trop traîner sinon gare aux vilains mots…Brave Alicia.

_Comment Bérénisse l’a t’elle supporter?
_Mal, si tu avais vue sa tête quant Alex lui a dit qu’il fallait encore dix jours pour que la maison soit sèche de partout…ses yeux ont virés au noir le plus complet. Je comprends pas ce mec, faire frire sa femme comme ça alors qu’elle a déjà tendance à brûlée de l’intérieur. Il aime jouer avec le feu lui!

Là dessus on éclate de rire, rire qui s’arrête quand le pauvre naze pousse un râle de douleur._Okay va pour l’hôsto gronde Alicia.
Avant de partir, Simon me lance ce fameux regard qui en dit long mais jamais assez sur ce qu’il pense vraiment et ça m’énerve grave!

_Tu embarques ton matériel petite, je te prends juste après lui.
_Beurk non Simon, avant oui, après non. Alicia ri encore plus fort elle en est rouge pivoine, je lui sourie…je ne vois pas le regard de Simon, ni la douceur qui se trouve dans ce regard mais Alicia si.( y-l.à suivre)

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