19 mai 2019 ~ 0 Commentaire

L’homme au crayon derrière l’oreille…

avait le sourire rusé. Ces deux-là, à coup sûr, étaient de connivence. j’avais d’ailleurs surpris le crayon lui chuchotant doucement ,la chanson du vent dans la haute ramure du chêne géant.
L’homme sourit encore plus sans, se formaliser du fait que moi, l’enfant des bois je le regarde fasciné par ce que mon petit coeur pensait percevoir.

L’homme réagit à la supplique du crayon mais, lentement hochant sa tête lui murmura à son tour… »quel genre, ou, crois-tu que cela sera suffisant? Bon on va voir ça,tu dessine,je pense avec toi!

Le crayon dans les doigts noueux de l’homme s’activa. La danse du bois contre la feuille du papier,le noircissant allègrement, le sourire de l’homme devint plus grand .

Rien n’était plus beau pour l’enfant que j’étais que de regarder cet homme qui me fascinait travaillé avec cette fierté, cette lumière qui dansait autour de lui me faisait rêvé… un jour, oui, un jour je serais comme lui.

Je le connaissais,ça oui, je le savais, mais… j’étais si jeune. Mon regard ne quittait pas le crayon qui soudain sembla s’élever dans les airs pour, venir se placer juste là derrière son oreille.

Dans mon petit trou,pas plus grand que mon corps, je levais mes petits bras potelés vers ce visage tout ridé.
« Oh mon tout petit, tu es éveillé? est ce moi et mon crayon qui t’avons sorti de ton doux sommeille? Tu vas être heureux petit …allez viens là voir ce que nous avons créé pour toi!

Il me prit dans ses bras, me souleva, je sentis le vent qui telle une main aimante me soulevait afin d’aidé l’homme. Pelotonné tout contre lui, je babillais en bavant .

Il me pencha sur le dessin achevé: »regarde ça petit, le crayon et moi on a compris qu’il te fallait une belle maison dans l’arbre et le grand chêne , il est tout à fait d’accord pour cela…tant qu’on ne lui plante pas de clous dans son coeur. Tu vois ça petit?
J’ai hâte de te voir quant enfin plus grand tu fouleras l’herbe haute et que dans un cri de joie tu brandiras la clef de ta maison dans l’arbre;

Ce jour là petit,mon crayon et moi nous cogiterons afin de te faire une balançoire ou encore un toboggan et tu riras ce qui chauffera mon coeur et celui de mon crayon de bois.
Les jours, les années passèrent, je grandis fort et fier puis un jour je fus invité et là… tout me revint en mémoire. Mon coeur palpita plus vite et je revoyais l’homme qui doucement écoutait son crayon posé là tout contre son oreille.

Aujourd’hui à l’aube de ma vie, je regarde le tout petit qui somnole dans son trou bien à l’abri.
Mon crayon derrière l’oreille , je sus que mon sourire paraissait rusé, l’était-il? Oui sans aucun doute car j’écoutais les proposition que doucement me chuchotait mon crayon…

Avec lui et pour lui, le vent ce jour serait notre ami…Sur une large feuille de papier, mes doigts noueux travaillaient à l’invite de mon crayon de papier. L’avion de bois et son hélice serait un très beau cadeau pour tes deux ans,mon crayon me chuchota d’autres idées et je ne pus qu’en rire car, toi ,oui toi, tes yeux grands ouverts posés là sur moi, me ramenèrent en arrière .
je me revis enfant fier

de voir mon grand-père et son crayon magique me construire tout un monde féerique.
y.l
sur une idée de Pascal Perrat.

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