10 juin 2019 ~ 0 Commentaire

Le jour Ou…

Le jour ou on m’a dit que j’étais un glaçon, j’ai commencé à fondre. Je me souviens très bien des premiers signes avant coureur… c’était presque le début de l’été 1896, l’air était encore frais. Les personnes qui s’occupaient du puits n’étaient pas très heureuses. Elles parlaient du fait qu’elles devaient nettoyés le puits car, les hommes arriveraient bientôt avec leur chargement nouveau.

La Haute-Dame venait encore une fois de demander au chef cuisinier de lui faire le fabuleux dessert inventé par Monsieur Georges-Auguste Escoffier pour cette illustre cantatrice Nellie Melba. Ce dessert à base de pêches, de nuage de crème vaporeuse, de crème glacée fondante en bouche placé sur un lit de glaçon, elle en rêvait.

Deux apprentis au service du chef cuisinier, avaient eu le privilège de descendre jusqu’au fond du puits et ultime confiance, de choisir les meilleurs éclats de glace et si possible… de prendre ceux qui étaient bien ronds ou de formes géométrique. La Dame serait aux anges et féliciterait le chef cuisinier pour l’apport de ce décor que là-dite Dame qui, était l’âme de ce dessert n’avait pas eu.

Ne pas déformé ce qui existait déjà était primordial mais lui apportait une touche d’exotisme ou personnelle était bien pour celle qui allait le dégusté/

Les petites mains me saisirent ainsi que divers camarades. Euphoriques, nous l’étions. Enfin, nous allions sortir de cette prison ou le froid était mordant. Tant de nos amis étaient partis depuis le jour ou gros bloc bien tassé, nous fûmes jeter au fond de ce puits sombre et glacial. Ce qu’il était advenu d’eux…me rongea le coeur, c’est pourquoi j’étais bien rond. A peine monté que mes camarades furent mis dans une coupelle toute ronde puis une coupe avec une montagne blanche fut installé sur le dos de mes camarades qui, je l’avoue pestèrent allégrement.

Il faisait chaud dans l’antre du chef. Tous le monde avait le visage rougeaud, des cris, des grognements se firent entendre et moi dans tout cela?
Je perdis mon eau, je dépérissais à vue d’oeil, j’étais inquiet et mes camarades se lamentaient. Le chef cuisinier hurla qu’il était temps d’apporter à la Dame le dessert sinon…tous les glaçons seraient fondus. Glaçons? Fondus? Alors c’était cela que mes camarades et moi-même étions! Rien que des glaçons, juste bons à rafraîchir le vin, l’eau ou encore les desserts?

Quelle injustice! Je voulais retourné dans le puits. Mes forces n’étaient plus ce qu’elles étaient…sans tenir compte de mes désirs, je fus jeter sur la masse blanche qui soudain, me rappela ma montagne. L’endroit glacial ou j’étais né. Je me sentis réconforté rien qu’à cette idée.

Un petit objet doré plongea dans la coupe, souleva la masse vaporeuse me rejetant ainsi sur le bord de la coupe. Ainsi je fus rejeter d’un bord à l’autre jusqu’à ce que la petite chose doré, me maintienne prisonnier. Je montais, je montais presque perdu dans mon eau,une grotte rose s’ouvrit. Je poussais un soupir de joie mais bien vite, je fondis perdant ainsi ma force de vie.

La chaleur de cette grotte, venait de prendre mes dernières forces. Un craquement, un soupir de plaisir puis je glissais au fond de l’antre perdu à jamais. J’entendis pourtant cela: » Quel délice de finir cette note sucré par le goût frais et craquant d’un petit glaçon fondant.

Félicitations Chef pour cette extraordinaire gourmandise. Ainsi ma misérable vie fut je le crois le début plus que glorieux de mes futurs camarades glaçons. N’est ce pas merveilleux que de venir chassé tous ce sucre et de laissé sur la langue cette douce caresse fraîche que seul un glaçon peut y laisser!
y-l.
sur une idée de Pascal Perrat.

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