26 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

Elle marche.

Elle marche, presque nue, les bras étendus devant elle façon fantôme d’opérette. Elle sourit presque, de ce sourire morbide qui glace le sang. Ses yeux bleu de mer sont grand ouverts sur un monde qu’elle seule semble voir et sa vision ne lui laisse pas la chance d’être ce qu’elle est réellement  » une gentille jeune fille de la petite société ».

Elle qui ne faisait pas grand bruit dans sa nombreuse famille, voila qu’à l’âge ingrat de l’adolescence,elle s’éveilla un soir en poussant des hurlements stridennts qui firent basculés la petite vie brouillonne de la famille Stapen.

Eric le père conseiller en informatique effectuait des déplacements pour sa boîte « Ordic-Nubric » Lorsqu’il rentrait de ses déplacements, il racontait à ses enfants ses journées les plus risibles. Un soir pourtant après trois jours d’absences, il refusa de parler et s’enferma dans sa chambre sitôt le repas du soir terminé.

Maria-Raphaélla Stapen née Ulric était une femme charmante et souriante. La vie n’avait pas été facile pour sa famille mais depuis son mariage avec Eric, la naissance des petits, les changements de lieux avaient fait de cette femme fragile, se laissant dominer par la vie, une guerrière que rien ou presque n’arraîtait.

A quarante ans, l’âge que certaines femmes voyaient comme le début du déclin; lui donna à elle un formidable coup de fouet. Ses dernières, des jumelles Maria- Louisa et Dona-Eva venaient d’avoir dix ans. Alors elle était repartit à la chasse à l’emploi et fière d’elle, était rentré en fin de journée comblée par celle-ci. Elle s’en souvient encore c’était fin avril, le temps froid et sec lui avait fait le nez rouge et les yeux larmoyants, bref elle n’était pas au mieux pour postulée au lycée Paul Eluard…Placé dans la banlieue ouest De Rostert.

Les bras chargaient de victuailles car elle était passr au Drive. Elle était radieuse.Se chamaillant pour ne pas changer, les jumelles Maria et Dona vinrent quand même l’aider râlant qu’elles étaient toujours des corvées alors que Erwan et Dragan les autres jumeaux âgés de treize ans et demi ne venaient jamais l’aider quant à Marziane l’aînée de seize an à peine rangeait les courses sans omettre le moindre son.

Elle ne disait jamais rien, ne se plaignait jamais, elle écoutait, hochait la tête, fragile comme un roseau, forte comme le roseau. Elle se laissait vivre portait par la famille, elle était très en avance pour son âge et si sa mère ne l’avait pas freiner un peu…elle serait déjà à l’université mais Maria -Raphaélla et Eric avaient tranché…pas avant seize ans et cette année était l’année de Marziane…

Tout tournait autour de Marziane mettant les jumeaux de forte et méchante humeur certains jours mais comme le disait Marziane… dans ses rares moment de petite conversation en privé mère-fille-père-frères et soeurs…elle partirait bientôt et les autres pourraient alors reprendre le cours de leur petite vie tranquille. Lorsque Marziane daignait parlé, toute la famille restait coîte pourtant ce jour là…après les courses, après l’annonce de Maria- Raphaélla…Marziane était resté léthargique.

Au repas tel son père, Marziane avait non pas boudé celui-ci non…son appétit était le même, ni trop peu, ni trop. Un juste équilibre, mais ses yeux étaient eux restés dans le vague et cela fila les miquettes aux jumelles, car depuis quelques jours…Marziane leur faisait peur…le mot était lâchait.

Marziane.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rêve Errances |
Tournai la Page |
skyim |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | NeW m0on EdWard
| Cailles Books
| ecritplume