30 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

Hélia-Mesaline Slakg.

Hélia et son héritage.

Mortelle nouvelle.
Cris de désespoir.
Mauvais.

Bon voila, j’ai seize ans aujourd’hui et je vais hérité d’un tas de pouvoirs dont je ne veux pas. Je ne sais qu’en faire. Ils vont ma pourrir le vie. Vie que j’aime,mes copains, copines, je vais les perdre à cause de ça et je vous le dis tout de go…ça n’en vaut pas la peine.

J’ai eu beau hurler, on ne m’écouta aucunement. Ce qui était écrit, était scellé dans la pierre de vie et je n’avais en aucun cas le droit de refuser. Ou je me trouve, quoi que je fasse, ces maudits pouvoirs allaient me retrouvés et il valait mieux que je les acceptes dès maintenant…car, plus tard, la souffrance serait horrible.

ça…c’est ma soeur aînée qui me l’a dit dans un rêve car…elle s’en est aller après qu’un gros débile d’ivrogne qui se croyait capable de conduire sous l’emprise de l’alcool; a par bravade prit son van et dans une fanfaronnade des plus aviné s’est même mit à conduire au-dessus de limitation de vitesse.

Ce qui mit fin trop tôt à la vie de mes parents,mon frère, ma soeur et ma grand-mère. Ils furent retrouvés un mois plus tard car, ce gros fumier poussa la voiture de ma soeur dans un ravin alors qu’ils étaient allés passer quelques jours sur la Montagne Sacrée lieu de pèlerinage pour ma grand-mère, qui était pour moitié d’origine Sassenak.

Bill Hermont shérif fit le voyage afin de venir me prévenir. J’étais encore au Lycée, je le connaissais de vue et dès que mon regard se posa sur lui, je sus. Il paraît que mes hurlements firent dressés les poils de tous ceux et celles qui se tenaient à mes cotées puis…je sombrais dans l’inconscience. Mon corps ne toucha cependant pas le sol Bill l’ en empêcha.

Difficile retour.

Je m’éveillais lentement à l’hôpital ou une infirmière me prévint qu’elle allait chercher le Docteur Duval; il avait beaucoup de choses à me dire. Tu parles, mes larmes coulèrent, je ne fis rien pour les retenir, je savais ce qui m’attendais. Je savais que ma vie était brisé. Comme la vie de ceux que j’aimais. La haine, la colère féroce entrèrent en moi, grondant, refusant de laissés coulés cet affront…cette mort ignominieuse.

Il fallait qu’il y ai vengeance, cela, était vitale pour mon esprit en effervescence, pour moi aussi. C’est ainsi que Bill me trouva juste avant le Docteur Duval. Il prit peur et refusa que le docteur entre. Il lui affirma que c’était mieux ainsi et qu’il allait me canalisé, que j’avais compris ce qui s’était passé, qu’il fallait qu’il m’aide à extérioriser ma colère…que s’il n’y arrivait pas, personne ne le pourrait. Le regard du Docteur valait la peine d’être vue, il pensait certainement que ce jeune homme ne savait pas de quoi il parlait et que lui en tant que Médecin avait l’habitude de gérer ce genre de cas, que les drogues douces ou médicaments on les appellent comme on veut n’est ce pas…avaient bien plus de chance de me calmé, comme il se trompait.

Pour qui se prenait ‘il celui-la? Ma rage flamboyante fit que mes cheveux de feu décolèrent de ma tête, vous imaginez un peu! Une petite rousse genre presque poil de carotte, les cheveux frôlant la tête de lit, le nez coulant, les joues baignant de larmes de haine, de colère, de douleur…Les yeux pourtant bleu tirant sur le noir le plus sombre…les mains se tordant l’une l’autre cherchant à saisir on ne sait quoi!

Il ferma la porte devant le regard fort inquiet d’un pauvre toubib démunit devant ce genre de spectacle. Je regarde Bill et je me souviens…Bill, l’ami de Véro, Bill, l’amour de Véro, Bill, l’amant de Véro et Bill, le père de l’enfant qui devait venir, l’enfant béni de Véro. Je hurle de peine, de haine, les larmes de Bill coulent,il hoche la tête en signe d’assentiment…il sait que je viens de comprendre.

Il est à même de percevoir ma douleur, elle est la sienne. Bill si doux, si fort conscient de Véro, de sa drôle de façon de pensée, de ses rires, de ses peines, de ses grandes colères…de son amour…fidèle, sans partage. Bill est seul comme moi. A t’il conscience de ce que je veux, de ce que je vais faire? Il hoche la tête me disant: »oui ». Il ne me questionne pas, s’en moque t’il? Certes non mais il me comprend, la colère et le désarroi le ronge de l’intérieur.

De nouveaux, ses yeux brillent de larmes, il me tend alors un dossier, je ne peux le lire, trop de larmes. Le Docteur toque à la porte. Bill me regarde. Je fais oui de la tête. Il ouvre sur un homme circonspect qui entre lentement se demandant à quelle sauce je risque de le bouffer s’il dit quelque chose qui me dérange.

Je veux voir ma famille.
Descente en enfer.
Ils sont ici?

_Oui, ils ont étés rapatriés il y a deux jours.
_Deux jours! Pourquoi me le dire qu’hier?
_Non, Mademoiselle, Monsieur Hermont vous l’a dit il y a deux jours de ça mais…vos parents sont toujours avec nous.
_Bien, je veux les voir…Bill c’est important tu le sais, j’ai des choses à leur dire, des mots à formulés. Ma grand-mère doit recevoir le Chaman de sa tribut, elle doit reposer avec grand-père.

_Non Mademoiselle cela n’est pas possible, vous êtes trop jeune; on doit attendre un membre de vôtre fam…
Les mots ne se forment pas. Il vient de comprendre à mon regard qu’il parle au seul membre vivant de la famille Slakg. Il ne sait quoi dire de plus. Je l’aide,il n’y est pour rien lui dans cette affreuse histoire.

_Docteur Duval, je suis celle qui connaît les décisions à prendre pour chaque membre de ma famille. Les démarches et si vous avez feuilletez mes affaires, vous savez qui se portera volontaire si un jour je me retrouve à la morgue à mon tour.

Il hoche encore la tête, vaincu? Non pas encore.
_Vous ne pouvez quitter ce service Mademoiselle Slakg, c’est trop tôt de plus vous êtes…vous êtes…
_Dites-le Docteur, je suis seule oui mais je suis forte croyez-le ou pas c’est un fait et pour l’heur, Bill mon beau-frère est présent, il m’aidera.
_Vôtre beau-frère! Je ne savais pas…Bill hoche la tête il ne peut parler de peur de dire la vérité.

C’est pas grave tant que le doc le croit c’est le plus important. Je saute du lit et file dans la salle d’eau, j’enfile mon jean, mon polo, je prends mon manteau et mon sac dans l’armoire. Je glisse mes pieds dans mes tennis et tenant mon sac fermement, je dis froidement.
_Docteur, je veux voir ma famille. Bill tu viens avec moi ?
_Oui Hélia, je viens avec toi. Je dois moi aussi faire mes adieux. Je reste auprès de toi aussi longtemps que tu le souhaiteras.

Le regard grave, je questionne le Médecin. Il ouvre la porte et nous fait signe. Nous le suivons. Ma grand-mère me sourit mais, ses yeux sont perdus…elle a si peur. Le temps est si court pour elle. Alors, je lui murmure… »Il sera bientôt là, ne t’inquiètes pas, je fais le nécessaire…j’arrive Mama j’arrive »

Elle s’éloigne et disparaît. Mes yeux me piquent. Nous descendons un étage puis un deuxième et là,un homme de haute stature me regarde. Ses yeux gris argent ne me quittent pas. Je lui montre le chemin. Il nous suit. Le Médecin étonné demande: »Vous cherchez quelque chose Monsieur? »

Mon adieu à grand-mère

La voix grave du Chamane résonne.
_Non Docteur, je viens pour une amie qui m’attend, hâtons-nous, elle a si peur.
Je pousse le Médecin tout en lui disant : » C’est le Chamane pour grand-mère, ne vous inquiétez pas. Je vous l’ai dit, je m’occupe de ma famille.
Je regarde Bill.
_Tu veux qu’elle vienne avec toi ?
_Tu accepterai de faire ça?
_Oui, elle le veut aussi alors si tu veux!
_Oh Hélia, tu ne sais…
_Si Bill, je sais.

Je lui prend la main elle est tiède, elle tremble, pourtant elle serre la mienne cherchant à me donner la force qui me manque. Je fourmille déjà. Bill me regarde. Il prend peur. Il a compris. Le danger avance à grand pas. Il faut faire vite. Le Chaman pousse le médecin. Il ouvre en grand la porte du service et d’une voix froide dit au pauvre médecin: » On se hâte docteur.

Ou se trouve la Famille Slakg? Vite docteur!  » La voix du médecin claque.
_François ouvrez les cinq, six, quatre, huit et dix faites vite. Le Chamane ouvre la quatre et avec douceur soulève le drap. Le visage de grand-mère, les yeux mi_clos si doux, si froid me fendent le coeur, il se glace tel le froid mordant de la peau livide de celle qui m’aima si fort de son vivant.

Je fais « oui » et le Chamane commence.

Mes adieux.
L’adieu de Bill.

J’entends sa voix aux multiples notes qui chantent, qui grondent, qui réconfortent, qui laissent partir. Les larmes coulent, je les laisse faire. La main chamanique se pose sur le front glacial de ma grand-mère. Un léger sourire puis…plus rien. elle est loin maintenant. Elle est son « enveloppe » partiront avec le Chaman pour le cimetière sacré de la tribu de grand-père.

Jamais je ne saurais ou elle repose, seul le vent me permettra de lui parler. Je vais vers Véronique, Bill reste à ses côtés, il est loin avec elle, dans leurs souvenirs. Le petit ventre de Véro est bombé, trois mois cela se voit, un fils, une fille! Bill a t’il le droit de le savoir ?

Est ce sage de lui dire? Soudain, il prend ma main, la sert fortement,puis ses yeux rouges brillant me fixent.Ok,
_Tu veux savoir?
_Oui Hélia,oui dis-le moi, j’en meure dis-le moi.
_Un fils, Véro voulait te faire un présent de roi.
Il blêmit, un fils,une fille?
_Oui,le présent du roi pour son Roi.

Il me sert contre lui à m’étouffer puis se retourne vers celle qu’il a aimé, qu’il aime encore comme un fou, celle qui allait triplement le rendre heureux en disant « oui » pour le mariage, deux et trois pour les enfants qu’elle portait. Je le laisse avec ma soeur, elle est entre de bonnes mains. Je dois voir mon frère et mon père puis…ma mère.

Que dire?
Explications et
au revoir.

Je n’ai rien à dire à mes parents ou si peu mais à mon petit frère ça, c’est autre chose. Mon petit frère treize ans. Le feu follet de la maison, l’éclat du soleil dans l’ombre noire de la maison, le chasseur de monstre. Il est loin, si froid,il ne m’entendra pas…le pleurer. Un mois c’est si loin pour ce beau chérubin.

L’enfant sage parfois, le troublions souvent, le coeur de mon coeur,mon petit trésor,mon frère, enfant pâle, fragile. Il savait le danger,il me l’a dit dans un mot que j’ai trouvé dans mon sac, une lettre que j’ai lue avant que Bill n’arrive. Une lettre avec les mots de Julian ou, il me dit… »Adieu » car l’homme fou va les jeter dans l’abîme alors qu’ils sont encore en vie, gravement blessés mais en vie.

Ils auraient survécus si cet alcoolique, ce bâtard ne les avaient pas poussés avec sa voiture dans ce ravin…ou s’il avait appelé le shérif. Mon petit frère si beau, si gentil qui ne connaissait de la vie que le cocon familial, son don de double-vue rendant impossible une vie en société. Pour une fois qu’il sort, il a fallut que ce soit pour rencontrer le froid de la mort. Il faut que je me hâte…

Le fourmillement s’accentue. Mon père me sourit du moins son souvenir, ma mère pince ses lèvres comme d’habitude tans pis, si c’est cela qu’elle veut me laisser. Je m’adresse à mon père dans une prière soufflée doucement les infirmiers, les médecins et autres,ne doivent pas m’entendre.

_Papa! Tu t’en vas déjà? J’ai fais ce qu’il fallait pour vous tous. Véro ira avec Bill c’est son souhait, grand-mère est déjà avec grand-père le Chaman emporte son enveloppe c’est leur loi. Julian savait,il restera avec toi c’est son souhait. Toi mère tu iras avec ta mère c’est aussi ton souhait adieu mère. Papa! Je t’aime dis à Julian qu’il va beaucoup me manquer.

La force des trois me cherchent, j’ai si peur papa, j’ai si froid, adieu dormez bien je vous aime. Mon père s’en est aller,ma mère me fixe,touche sa bouche m’envoie un baiser, ses lèvres me disent: » je t’aime fort ma fille ». Je lui sourit et hoche la tête,trop dure ma gorge est trop serrée. Elle sourit vraiment et disparaît.

Des promesses.
La force.

Je touche le bras de Bill, il tremble,me regarde acquiesce, regarde le médecin puis il me dit: » les pompes funèbres seront là dès demain matin, nous seront là nous aussi pour la mise en biere , sauf pour Madame Slakg qui partira enveloppé dans différentes peaux amenaient par Monsieur Loup Gris Chaman que vous Docteur Duval avez vue en notre présence.

Nous souhaitons que vous soyez témoin avec nous afin que les scellés soient mis. La présence de la force de l’ordre bien entendu fait force de loi mais en tant que médecin et Hélia la dernière fille vivante de la famille Slakg elle se sentira plus forte. êtes vous d’accord Docteur Duval?
_Oh oui bien entendu Monsieur Hermont à quelle heure?

_D’après mes papiers vers 10 heures 30 demain cela ira pour vous Doc?
_Oui je serais là, je prendrais mes dispositions pour cela.
_Merci.
_Juste une chose Bill dr Duval, ma grand-mère est déjà partie avec Loup Gris donc ne vous étonnez pas de ne pas voir sa dépouille.
_Oh oui bien sûr,je suis un peu…
_Je sais Bill,je ne t’en veux pas, c’est juste une information afin qu’il n’y ai pas de soucis avec la force de l’ordre.

_Hummm oui ça je dois les prévenir dès qu’ils seront là, j’espère que ça ne posera pas de problème…
Les portes se referment sur ma vie d’avant. Ma famille reste derrière moi. Avec Bill je ne me sent pas trop seule mais je sais que dès demain soir il partira avec Véro…il a sa vie, son travail,moi j’ai mon dossier. La force des trois se fait de plus en plus présente.
_ Je murmure « Bill » Il faut que nous…il faut qu’on aille…Bill j’ai mal.

_Oui Hélia viens. Il m’emporte sous le regard étonnés des hommes et femmes se trouvant dans l’hôpital. On quitte celui-ci sans un regard. Dans sa voiture de location, je grelotte…je lui indique la route. Vingt minutes plus tard, nous sommes devant la Grande Maison des Slakg. Si grande, si monstrueuse ce soir car si vide. Elle grince, crie, ses bois si précieux gémissent. Quelques portes claquent. Bill s’en fou carrément.

Douleurs
Renouveau
Force.

Il ne pense qu’à moi, il me porte. Il ouvre la porte qui mène à la cave. Il sait ce qu’il doit faire et le fait très vite. Il me jette presque sur la couchette, referme sans un regard en arrière, remonte très vite en haut et ferme à clef. Mes hurlements ne le feront pas descendre. Il sait qu’il ne faut pas. La maison accompagne mon agonie. Elle aussi crie, pleure, geint, hurle.

Au petit matin, le calme est revenu, une nouvelle Slakg est de retour chez elle, tout va pour le mieux. Je rejoins Bill dans la cuisine. Il sursaute , il ne s’attendait pas à me voir là.
_Comment!
_Bill. Ma voix le dérange, si dure, si puissante, je baisse d’un ton Bill est mon ami.Je ne dois ps lui faire de mal,je contiens cette force qui me bouffe de l’intérieur.

_Bill! Je suis nouvelle, entière, je suis les trois en quatre.
_Merde …braille t’il tout ça! Mais bon sang comment vas tu faire pour contenir tout cela?
_Je vais apprendre, une nouvelle voix qui fait sursauter Bill, celle de Véro ( eh oui c’est un autre problème que je vais devoir gérer). Ses yeux s’emplissent de larmes. Elle lui murmure tendrement : » Emmènes nous, refais ta vie et aime nous à travers elle, promets le moi… ».

Bill gronde puis souffle puis se reprend,me regarde et dit dans un autre souffle plein de larmes.
_Oui Véro, je t’emmène, je vous emmènes et oui,oui, j’aimerai et à travers eux, elle, c’est encore vous et moi que j’aimerai. Toujours oui toujours. Je hoche la tête puis Julian et mon père mélangent leurs voix.
_Bill gardes un oeil sur elle, elle est seule maintenant jusqu’à ce qu’il arrive, veille sur elle tu veux bien?

Une vieille tante.
Un don.

Pauvre Bill que de recommandations, que de charges sur ses épaules. Heureusement, je sais que dans six mois, il fera une rencontre, une autre Véro. Le destin se montre souvent cruel dans ses choix.
à suivre y.l.

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