14 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

Née au printemps…

Elle avait passé l’été au milieu d’une ramure sans jamais être vue. Aujourd’hui’ , ignorée au pied d’un arbre, elle se morfondait.
Le froid mordait plus fort qu jamais, le vent se glissait sous les feuilles, les faisant tournicotaient dans tous les sens…un vrai manège à tord boyaux. La pluie tombait tout doucement , bruine parmi la brume.

Elle se souvint.
J’étais une fille de l’air, d’une bourrasque impétueuse,le vent se mécréant m’a avec quelque unes de mes soeurs fait devenir une fille de la terre…quelle déchéance!

J’avais un magnifique point de vue de là-haut, une mouvance douce, enivrante, bercée par les tendres attouchements de mes soeurs ou celui plus revanchard du vent. Celui-ci pouvait être agréable, doux, mais aussi froid, cruel, mordant.

Nous avions encore le temps, nos couleurs encore nimbée de ce vert tendre, pas de cloque, pas de flétrissement, juste quelques petites tâches de couleur orangé, jaunâtre…pas de quoi nous envolées… Alors pourquoi a t’il jouer avec nous?

Pourquoi s’est ‘il mis en colère contre nous_fouaillant entre nos branches, nous secouant à droite,à gauche,en travers, frappant avec force contre nos pauvres forces? Nous, me voila sur ce sol ou des pas nous fauchent, nous écrasent, nous broient.

Certaines de mes soeurs se sont retrouvés écartelées, agressées , déchirées ne restant d’elles que leurs squelettes en dentelle. Elle, elle ne devait sa survie qu’à un hasard de ce même lourdaud de cent,plaquée contre le tronc de son arbre mère, elle n’était pas en danger mais…cela ne pouvait durer.

L’homme ce deux pattes inélégant s’en venait avec sa machine infernale. a grand coups de vent mécanique, toutes les feuilles furent rabattues afin de ne faire plus qu’un gros tas mourant. Des pelles les enlevèrent et les déposèrent dans une bene immonde.

Elles disparurent ne laissant derrière elles que le vide et l’incertitude. qu’allaient telles devenirs? des questions qu’elle pauvre feuille verte plaquée contre son arbre mère se posaient et elle…ou allait ‘ elle finir sa triste vie?

Un cri, des pas, des rires, des exclamations, une main potelée la retira délicatement de son arbre mère. Avec des exclamations de joie toute enfantine la voix retentit: » Regardes celle-là maman, elle est si belle, elle a encore sa couleur. Elle est parfaite, glisse -là dans le livre maman, je veux qu’elle soit mise dans mon herbier…regarde maman quelques teintes commençaient à se formés…quelle beauté ».

Doucement une grande main déposa entre deux pages douce et fraîche la pauvre feuille toute tremblante. Quelques semaines plus tard, l’enfant tout fier montra à ses camarades de classe son herbier d’automne. Il commença par la dernière page expliquant ou et comment il avait avec sa maman ramassé telle ou telle feuille.

Lorsqu’enfin il arriva à la première page, ses camarades s’exclamèrent: » Oh elle est encore verte pourquoi? »
L’enfant ravi y alla de sa petite histoire; racontant que l’arbre avait continué à nourrir sa feuille jusqu’à ce que sa maman et lui la trouve, que pour le remercier…elle avait gardé la fraîcheur du printemps.

L’enfant eut un franc succès cela va s’en dire…
y.l.
Sur une idée de Pascal Perrat.

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