Le Clair et l’Obscur. Pour l’amour d’un Royaume.

Ils se tiennent tous les quatre en haut de la grande colline et leurs regards se portent au-delà de l’horizon. Partout, partout ils sont comme une plaie béante, qui suinte son pue putride. Qui peut venir à bout de cette monstruosité?
Le Roi et ses trois meilleurs chevaliers semblent calme, pourtant en eux une terrible bataille fait rage. La peur, le dégoût  prend lentement possession de leurs esprits….Mais, ils sont conscients des ravages que cela peut faire au sein de leur propre armée. Alors, ils restent stoïque, vaillant, empêchant leur monture de bronché par quelques mouvements trop vifs.
Eneric ose troubler le calme apparent en posant la question à son Roi: » Majesté!_ Oui Eneric, que veux-tu savoir?
_ Est-il…?
_ Oui, il s’est réveiller hier soir et de fort belle humeur, son écuyer s’en occupe et bientôt nous le verrons. Pourra t-il faire quelque chose de plus que nous? J’ai seulement conscience que sa présence aura un effet sur cette masse grouillante. Pour le reste! Je n’en sais rien et j’avoue que cela ne m’enchante pas…pourtant, je l’aime et vous mes vaillants, vous le savez.
 
 
 
 
Je ne veux pas le montrer, car…il en tirera profit. A chaque petite mort, mon coeur s’emplit du venin de la colère car je le perd. Je sais aussi que vous pensez plus ou moins la même chose et votre foi en lui ne me fait aucunement craindre pour mon trône. A tort peut-être…après tout, il est le plus fort et il le sera encore longtemps…même si nous sommes liés lui et moi par un lien magique est ce que ma mort entraînera la sienne? Ou, la mienne entraînera t-elle la sienne…là encore, je n’ai que des suppositions. 
***
 
 
Mais, regardez cette horde sanglante et, dites moi si cela a de l’importance? Moi! Je n’y crois pas et, je ne veux pas le croire. Les prochains jours, seront difficiles, la haine, la soif de sang, la barbarie seront à l’oeuvre et, nous n’aurons aucune excuse à présenter au peuple. Nous sommes les seuls responsables de ce qui va arriver. Pouvons nous écarter cette oeuvre du mal du peuple?
 
Non! C’est impossible, Le peuple va souffrir… Pour deux
 
, une multitude va périr.

 
 ***Page Deux.
 
 

Est ce normal? Non! Cela ne l’est pas. Deux ont décider et trois sont en place. La bataille se lève au pays du Levant et, sa flotte nous arrive droit dessus. Demain, nous mangerons le pain de l’amers. Je le sais, ma mort sera la délivrance du royaume…le voudra t-il?
 
 
Le Roi regarde ses trois meilleurs chevaliers, ceux qu’il espère être ses amis, le sont-ils vraiment? Presque dix ans qu’ils sont à ses côtés, depuis ce jour de guerre ou son frère, son jumeau a troqué pour une nuit de plus son âme. 
La personne vers qui il s’est tourner pour cela l’aimait d’un amour fou, elle a obéis, réalisé le voeu de mon frère et ainsi, scellé sa vie. Car, dès le minuit passé, le Roi ennemi  la gorge tranchée, mon frère, s’écroula à ses pieds.La bataille fut gagner mais à quel prix! Un prix par cinq fois trop élever car, nous n’étions pas trop de deux pour protégeait, gardait, faire fructifiait ce royaume; gisant au pied du Mont Durdemonde, la partie visible était ,et est celle que je gère avec l’aide de deux oncles et, la deuxième partie, la plus riche, la plus luxuriante, celle que mon frère a,  avait à sa garde avec une petite armée.
***
 
 

Un royaume immense, connu pour ses merveilles, connu comme une perle dans un monde de cahot, trop bien garder pour valoir la perte en vie humaine, sauf…un plan audacieux, hourdi par un maître noir, pouvait valoir la peine de faire cette guerre pour son acquisition. Personne pensais-je n’oserai hourdir un plan aussi désastreux! Pourtant si.
 
 
 
Chaque royaume était donc en paix et cela durait depuis presque quatre ans puis, un beau matin, une plume noire liseré de blanc tomba dans le bol de soupe de la Reine notre mère. Blême celle-ci s’écroula morte, elle avait à peine quarante-ans et la perte de l’un de ses fils, lui avait réduit le coeur de moitié. La simple vue de cette plume, suffit -elle  pour que la mort s’empare de son coeur, non! et la dessus tous le monde fut d’accord.

***Page-Trois. Explication. C’était un coup de maître, mais qui avait osé faire cela? Qui voulait tant que revive la guerre, la haine, la barbarie? Quel royaume était assez fou pour faire un pacte avec un maître noir et pour conquérir un royaume aussi difficile que celui-là? Car, les autres l’ignoraient mais, le royaume du Mont Durdemonde a un secret et ce secret est difficile à garder.Seul une petite élite d’hommes triés sur le volet et venant d’une très grande lignée sont au courant et donneraient leur vie pour la sauvegarde de ce secret. Qui a trahit? Et pour quel motif? Aucune valeur si grande soit-elle peut apaiser le goût âpre de la mort.Aucun trésor ne peut donner l’éclat perdu de la lumière, aucune douceur ne peut faire revivre la suavité de la vie.

***Alors! Qui? Qui a put faire cela, trahir le secret équivaut à une mort lente, douloureuse, la perte de goût, de l’ouïe, de l’odorat, du touché, de l’appétit, de tous les appétits de ce monde. Etre mort mais encore vivant, voir sans voir mais comprendre tout et réalisé que l’on a tout perdu. Aux fils des jours qui restent à vivre, cette mort là, personne ne la souhaite à personne.L’enquête dura de longue semaine car, il fallait non seulement ordonner les obsèques de la Reine  notre mère, garder un oeil sur notre père, faire le nécessaire pour ce qui immanquablement allait arrivé  » la guerre »…préparé les deux royaume…Connaître nos vrais amis et rechercher celui ou celle qui a monnayé la perte du premier royaume.

Les obsèques furent double. Car mon père mourut le troisième jour. On le retrouva allongé, habillé de pieds en cape, portant dagues, épées, couronne et sceptre. Les  traits encore délicats habité d’un doux sourire et sous sa cape argentée…un petit serpent des marais vert.

Une splendide  petite bestiole qui, vous permets de partir sereinement. Car, son venin vous fait voir tout ce que votre coeur aspirent à voir. Pour mon père, son grand désir  était de nous voir unis tous les quatre, vivant en harmonie.

Alors, bien que mon coeur soit emplis de chagrin, je ne rejette pas le geste de mon père. Il accompagna ma mère, sa femme, dans le caveau prévu à cet effet, ils furent réunis. Le temps ne nous permis pas de faire le rituel du pardon…La  guerre est trop présente pour cela.

***

Page Quatre.

 
 

Le vieux mage Harmolongue savant de mon père fit avec son apprenti Frastmart la cérémonie du deuil et , il promit de faire celle du pardon dans la semaine à venir même si le royaume ne pourra participer pour cause de guerre. 
frastmart ferma les yeux, des larmes coulèrent le long de ses joues pâles; j’oublie qu’il est un mien cousin, le plus jeune en plus alors…je lui prend l’épaule et je la serre avec douceur. Il ouvre les yeux et un mince sourire éclaire un bref instant sa figure.Après mettre longuement expliquer avec Harmolongue de mon désir d’ouvrir le caveau, je part voir mes deux espions qui ont soit disant de bonnes nouvelles à m’annoncés. j’ai omis de prendre ne serais ma dague et si mon instinct ne m’avait pas avertit, je  ne serais plus là moi non plus.Une dague  siffla avec un bruit froid je me jette à terre elle se plante dans la porte que je devais ouvrir, porte fermait qui mène au donjon Nord. si j’étais resté debout…elle serait en ce moment même planté à l’endroit ou mon coeur bat à coups redoublés. encore un crime à élucider.Carême mon vaillant écuyer surgit rouge comme une fille de cuisine, essoufflé et en grande colère._ Lord Froist, c’est Lord froist que je viens de voir vous lancer une dague, je l’ai coursé votre majesté mais, il a prit une porte dissimulée derrière la grande tapisserie de feu votre arrière grand-père. elle ne s’est pas ouverte pour moi.
Comment allez-vous Sire? _ Bien Carême, bien , mes oreilles fonctionnes très bien._ Oui! mais un jour, elles ne seront pas là pour vous protégez hurla t-il presque. Puis, fort marri, il ose un timide sourire, contrit certes, je fit mine de rien. Il a bon coeur et il craint pour ma vie, j’en eus ce jour là, la preuve. 

_ Bien compagnon, dès aujourd’hui, tu seras…non! Il ne me laissa pas finir._ Sire mon Roi, prenez le temps de la réflexion, je reste votre écuyer… Je comprends son dessin et son désir de discrétion, je hoche la tête et d’un pas vif, je prends la direction du donjon Carême sur mes pas. 
Après quarante-huit marches et, un peu essoufflé je le dis sans fard, je me tourne vers carême et là…je reste un instant coi.Carême a les yeux d’un fauve aux aguets et  en plus, il n’est même pas essoufflé …ça c’est encore un coup de mon frère j’en jurerai.

***Page Cinq.***

Mon frère, mon jumeau, lorsque nous sommes nés, il paraît que je lui tenais le talon et c’est pour cette raison que j’ai une raideur dans l’épaule. Je ne voulais pas lâcher mon frère. Autre petite distinction , j’ai une marque sur la fesse droite et mon frère  l’a sur la fesse gauche en forme de demi coeur.Quand bébé on nous mettais côte à côte sur une couverture, les fesses à l’air…nos deux moitiés n’en faisait plus qu’une. a présent mon demi coeur est noir. mon frère est mort. Oh! pas comme on l’entend mais mort quand même.

 

 

 

_ Carême!

_ oui Majesté!
_ Je vais ouvrir la porte. Normalement, il y a derrière celle-ci deux hommes qui me sont fidèle mais, dans le doute, tenons nous sur nos garde.
_ oui Majesté. je passe le premier s’il vous plaît…
_ Carême voyons!
_ Sire, s’il vous plaît..

 

 

 
._ Bien, je te laisse le passage mais ne tue pas ces hommes sans qu’ils aient manifesté le désir de tuer en premier… Ces yeux me dirent le contraire de ce que sa bouche me dit: » Oui  Majesté, j’ai compris. il ouvre la porte et là… nous voyons deux corps allongés par terre. Sans vie? Non, l’un deux est encore vivant, plus pour longtemps mais, il lui reste un souffle de vie. Je m’approche de lui et Carême tient les mains du moribond mais, celui-ci n’en a cure.

Il me fixe de ses yeux vitreux. La mort est proche.
_  » Sire,  Lord Froist n’est plus votre allié » deux de ses vassaux se rallies à lui, il fomente un complot. Au plus fort de la bataille à venir, il fera entrées les troupes ennemis. Le Nord et l’est Sire, un gargouillis atroce, des bulles de sang rosées éclatent. Il me regarde et un mince sourire éclair un peu son visage exsangue. Il tire sur sa main et Carême le laisse, il a compris que l’homme à tenu bon pour son Roi. C’est un brave.

Il tire de sa poche un petit paquet qu’il me tend et, ses yeux se ferment. encore un de mes fidèles compagnons qui part, deux si je compte son compère. Je le remets aux mains bien heureuses de son dieu ainsi que son compagnon et fixant le vide je demande: » Carême connaissais tu ces hommes? »

_ Oui Majesté, je les connaissais mais, si vous le voulez, ils seront pour moi de parfaits inconnus.

 

***

 

 

Page Six.


Non! Non Carême ce n’est pas ce que je veux au contraire. Il nous reste peu de temps mais viens…allons voir mon conseiller, il faut que les familles de ces deux hommes courageux soient mis à l’abri du besoin après la guerre, ils en auront bien besoin

._ Et pour les corps Majesté?

_ Oui, les corps, ma colère est grande mais, je  ne dois pas me laisser aller. Nous avons à peine le temps de nous tourner que trois gardes entrent et après un salut sommaire, emportent les deux corps. Carême et moi nous les suivons après tout je suis le roi! du moins c’est ce que je crois, les soldats semblent eux l’avoir oubliés.

Encore un coup de mon frère! on se dirige vers la salle de garde ou réside un calme étrange. Carême se poste d’office devant moi et cela m’agace. Sept soldats se tiennent droits et attendent des ordres. de qui? Je comprends et je leur commande de faire en sorte que ces deux braves soient vêtus de la tête aux pieds de l’armure d’argent que leur nom soit gravé sur leur armure et, rendu à leur famille.

Le plus vieux sans me regarder me dit: » Sire, votre majesté ces hommes seront honorés comme le veut sa Majesté ( oui pensais-je, mais lequel est pour vous votre majesté?) Nous repartons Carême et moi et nous nous dirigeons directement au sanctuaire. Là, je trouverais celui que je cherche.

Nous le trouvons dans la partie commune et, étonné de le voir ici, je vais pour l’interroger mais, sa fureur est si grande qu’il s’oublie .Il  attaque sans vergogne déjà bien émoussé par ce qui vient de se passer ce matin, je sens que ma patience a atteint ses limites . Carême aussi surpris que moi par l’approche de l’intendant siffle entre ses dents serrées ce qui a l’avantage de faire reculé Frévor de quelques pas.

 

 

 

 

 Et .fixant Carême , il semble soudain se souvenir que la personne qui se trouve face à lui, n’est pas un vulgaire serviteur. Blanchissant au fur et à mesure qu’il constate sa bévue, Frévor courbe l’échine devant moi et dans un sombre murmure me dit: » Que votre Seigneurie veuille bien me pardonner mon esclandre, je me rends compte que j’ai outrepassés mon statut ». S’enfonçant encore plus, il blablate allègrement et cela me fait monté les herbes aux nez.

_ Suffit frévor! Vous qui vous targuez d’être le plus subtile des intendant…je vous prends en flagrant délit de flagornerie et d’insubordination…

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