Le Guerrier Noir.

 

Le guerrier Noir.

Prologue.

 

Je suis de partout et de nul part, je me ballade tel le guerrier noir. Je vis depuis bien longtemps, j’ai vu passé les années les unes après les autres; mourir mon père et ma mère, mon frère, mon peuple. Partageais d’horrible guerre,mourir la terre .Je regarde de loin les lignées qui vivent et tel est mon chagrin que je les voie vivre et mourir. Femme de mon coeur, femme de mon destin comme tu es loin.

 

Ma compagne et mon amie vit avec moi sans bruit et si elle t’effraie sache qu’elle n’est que douceur et amour elle sera pour toi comme pour moi une fidèle compagne. Je suis le guerrier noir et a chaque combat je suis avec vous…je guette le jour de mon trépas.

 

Première partie: J’avance lentement sur cette terre cruelle ou les hommes, se battent depuis si longtemps qu’ils en ont oubliés le pourquoi. Ils suivent comme un troupeau que l’on mène à l’abattoir sans révolte aucune.

 

Je connais ces regards, je reconnais et je perçois leurs hébétudes, leurs fatigues, leurs rages de vaincre un ennemi qui n’en est plus un. Celle de suivre un homme qui jusqu’à présent leur a assurer des victoires faciles…mais, depuis quelque temps, ces victoires sont loin derrière eux, elles ont un goût amer, la faim au ventre, le froid mordant et glacial de l’hiver les portes à vouloir rentrer chez eux; mais, ils n’ont pas encore compris, que jamais ils ne rentreront chez eux.

 

 

L’ennemi qui hier encore était traité en ami, l’ennemi à tout détruit, tout dévasté sur son passage. Plus de clan, plus de territoire, plus de village, plus de maison, plus de famille…plus rien que le vide, le néant…Moi, je sais cela, je l’ai déjà vécu…il y a bien longtemps.

 

En croisant certains de ces hommes qui avancent simplement vêtus d’un manteau de vieille laine usée, trouée, trempée, les yeux enfoncés dans leurs orbites…l’appétit monte en moi et je n’y peux rien.

 

 

Eh oui! que voulez-vous… chacun survit comme il le peut et ma nature n’a que faire de vos croyances, car je ne suis pas ce que vous croyez que je suis. Mon histoire commence comme pour tout enfant.

 

 

Un père, une mère, une famille aimante, des lois et des interdits que comme tout enfants , je me suis empressés de contournées et de franchir. Dans mon village natal perché dans les montagnes de l’Obyrée, au Nord-Est du pays des Eliecnez peuple sage qui s’adonne aux rêves…

 

ils s’emplissent l’esprit de messages, cherchant celui qui est apparu il y a très longtemps, cent décennies, il le recherche, car ce message leur appartient…ils en sont les dépositaires . Ce message appartient à celle ou à celui qui doit venir, quelle en est la teneur?

 

 

Nul ne le sait, sauf le grand Sage qui en a vaguement des restes dans son esprit, autant dire…rien. Quand devra t-il ou t-elle venir? Là, ils ne savent pas…

 

 

facile je trouve. Mon père me disait souvent que j’avais tord de me moqué de ces gens, car leur sagesse était un trésor pour tout les peuples. Alors… pour lui faire plaisir, je n’ennuyai pas ou plus…les jeunes qui parfois venaient nous voir au village ( si j’avais su!).

 


Page Deux
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Innocence perdue.

 

Notre village était grand, six basses maisons faites de pierre de moitié. Le sol creusé profond avec une fosse à feu au milieu. Les toits étaient fait de troncs d’arbres et de feuilles épaisses d’Anacata, arbres qui poussent à profusion ay Sud de notre territoire.

 

 

Ces feuilles sont bleu de nuit, mais une fois coupées, elles deviennent d’un rouge sang qui se ternit rapidement. cette plante dégage aussi une odeur fort désagréable pour tout ce qui est nuisibles.

 

 

Ces petits insectes volants qui s’accrochent à vous et qui vous mordent se faufilant à travers votre peau pour mieux infecter votre corps et, si vous ne prenez pas la potion du guérisseur rapidement, c’est la mort pour vous.

 

 

Une fois, rien qu’une fois, j’ai désobéis et je suis allé seul dans la petite forêt. Je voulais ramener pour le repas un Vlanquir…animal doté de quatre pattes, d’un long museau et de poil énorme.

 

Ses dents sont petites et très fines, si vous ne faites pas attention, elle vous attrape , vous plante ses dents dans votre jambe et c’est la mort à petits feux. C’est ce qui m’est arrivé alors…je peux vous en parlez.

 

Mais, là ou j’aurai du mourir… eh bien, rien ne se passa. Alors, mon père me traita de grand Vioule ( menteur) devant tout le village. Je rougis furieusement et j’étais près à faire une très vilaine chose…me battre contre mon père.

 


Mon grand-frère se mit alors à se taper sur les cuisses en riant à gorge que veux tu et à me regarder fixement et ses yeux me disaient…

 

 

fais comme moi mon garçon, fais croire que tu as voulu joué au plus fort…mais que tu as eu peur. Le sang ne fit qu’un tour en moi, mais, le visage des autres, me fit comprendre l’urgence.

Alors, plus rouge encore mais de colère, je me roulais par terre et je ri à en pleurer de détresse sachant que ce qui était arrivé était vrai.

 

Page Trois.

 

Colère 

La mort dans l’âme, je me tordis sur le sol boueux et les autres se ruèrent sur moi pour me battre, c’était la tradition. Le menteur, recevait des coups par la tribut des jeunes pour leur éviter de devenir à leur tour des menteurs.Ce fut plus facile que je le cru. Je n’us pas mal du tout mais, je fis semblant.

Mon frère qui riait toujours me regardait avec ses yeux  qui étaient froids, mais lui ne dirait rien. J’avais comprit… dans quelque  hures, je devrais partir pour ne pas mettre la honte sur mon village et surtout pas sur le front de mon père.

 

Je ris, je pleurais, je bus et on fit la fête, car Analita venait de mettre au monde son premier enfant. Sa maison était prête, elle pourra y vivre avec sa famille et son mari.

 

Le bébé, une petite fille qui passa ce soir la de mains en mains et de bras en bras, du plus jeune au plus vieux, tout le monde embrassa le bébé, car il faisait parti du cercle de notre vie et il deviendrait un homme du clan…oui mais, sauf que là… c’était pas ça non…une fille! le premier enfant à naître dans notre tout nouveau clan, était une fille, une toute petite fille.

 

Il faudrait une semaine au moins pour lui trouver un nom. Le découragement se lu sur le visage de la famille et ainsi, je passe au second plan. Brave petite Tacktenia.

Un jour, elle apprendrait qu’elle m’avait sauvé la vie de par sa naissance. Quand nous regagnâmes nos maisons, ou huttes pour ceux qui n’avaient pas encore construit, je m’engageai dans le trou de la hutte pour me mettre au chaud; quand une grosse patte se posa sur mon épaule et manqua me l’écrasé.

Sans rien dire, je vis mon père et mon frère et c’était lui qui me tenait ainsi, ils se disputaient à grands cris, mais tous bas, visage contre visage…jamais mon frère n’avait eu ce geste contre notre père…cela me fit peur.

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La dispute.

Je restais juste à l’entrée essayant d’écouté leur parole. Ce qui revenait souvent, c’était buveur de sang, fichu, il l’a dit

_ Oui, oui oui! tu l’as sauvé, mais  nous on doit se sauver de lui et il doit s’en aller et vite…cela fait presque trois jours de ça, les choses vont bientôt commencer, tu le sais Fergen, tu le sais, hein?

_ oui père, je le sais, je vais l’emmener avec moi dans mon armée, là…il n’y aura pas de problème. Puis, il ira à Rome pour combattre dans les arènes, il y vivra comme un roi. Après l’entrainement qu’il va subir, ne t’inquiète pas…

je ne l’abandonnerai pas et si je venais à mourir au combat…lui prendrait ma place, car sa soif sera notre meilleurs alliée; tu le sais c’est un fin  chasseur, il trouve toujours les bons endroits. La forêt ne lui a jamais fait peur.

Les trous d’eaux non plus, ni même les Vestrieks ces espèces de beurkkk.

_ Oui fils, oui mais…je vous perds tous les deux; voila ce que je voie moi! Qui va nous aider pour les champs, le bétails, la moisson, la pêche et la chasse, la cueillette et faire les selles, qui?

_ Père, tu prendras mes deux fils et ma femme qui est enceinte avec vous et vous serez une famille. Que nous revenons ou pas, tu as compris, père! Et jamais tu ne dois parlé de l’histoire de ton plus jeune fils…dis à tout le monde que l’on part pour la guerre des Grecques tous les deux.

que toi, le père de deux fils courageux, tu aurais honte qu’un seul parte, alors que l’autre est plus fort que le premier.

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Le rejet de ma famille.

Alors, les yeux de mon père s’emplirent de larmes amères et le chagrin que  j’y vit me vrilla le coeur.

Je voulus m’avançais vers lui pour lui dire que j’étais désolé que j’aimerai rester avec eux pour les travaux mais la main de mon frère se fit plus dur sur mon épaule et mon père eut un recul que je ne compris pas.

Puis ces paroles sortirent de sa bouche, sèche, froide: « 

il ne peut dormir ici ce soir avec nous! il doit rester dehors, c’est trop dangereux. » Mon frère me regarda et  en lui  , il y avait de l’amour et de la détresse. Moi je ne comprenais toujours pas.

 

Qui ne pouvais dormir à la maison et quelle  importance? Je commençais à avoir  froid alors, je fis un pas plus grand.  Mon frère s’arc-quebouta contre moi et me dis: » Neschel tu dois sortir maintenant, ne discute pas ici!

Tu vas venir avec moi et je t’apprendrai la raison de père. Ouvrant grand mes yeux, je fixais ceux de mon père.

_  Père! Pourquoi?
Qu’est ce que j’ai fais de mal?
Pourquoi me chasses tu de chez toi, je ne suis qu’un jeune garçon…ou est mère?
Mère,mère! criais-je. Mère!
Elle apparut derrière mon père, le visage de marbre, tremblant de peur  s’accrochant au bras de mon père et me regardant moi son fils..

.elle dit:
 » Tu n’es plus mon fils vil créature, va combattre et ne revient jamais dans ce village ( en cela elle ne se trompait pas, car, ce village n’existe plus) je reculais frappé de plein fouet par la haine qui brillait dans les yeux de ma douce mère.

Je fondis en larmes. Mon frère m’emmena à l’écart et me dit: Neschel, nous allons dormir dans la vieille hutte des parents puis, nous partirons au lever du jour…viens avec moi. » Mais que ce passait-il donc?

Pourquoi les parents réagissaient ainsi, ils m’envoient à la mort… Je ne connais pas l’art du combat moi! Je ne suis pas toi! Tu as dix huit ans, j’en ai à peine seize qui voudra de moi à ses côté dis moi Fergen, qui voudra d’un petit avec lui?

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La peur.
_ Moi, je te prendrais et je vais te formé à l’art de tous les combats. Picitios, Ramayeurs et des zéléenithes… et toi, tu m’apprendras peut être quelque chose, qui un jour me sauvera la vie.

Je regardais mon frère et j’éclatais de rire.

 

_ Moi! Moi t’apprendre quelque chose! tu te souviens… c’est moi Neschel!
Alors, comment veux tu que je t’apprenne quelque chose?
Tu sais qui je suis Fergen?

_ Bien sûr Neschel, je ne suis pas sénile.

_ A voir!
_ Bon assez discuter allons dormir demain, le voyage risque d’être très long et très pénible.

_ Bien… alors, encore quelque chose que je dois apprendre?

_ Oui, encore et toujours plus, mais viens il est l’heure maintenant je suis fatigué.

_ Dis voir  Fergen tu as peur toi de moi ?
Un regard de haine vrilla mes pupilles et je me rétracter dans l’ombre de la hutte, ne pouvant supporter le regard de mon frère.

_ Si me dit-il dans un souffle, si j’ai peur et j’ai honte de cela, j’aimerai être ailleurs, je ressens de la haine pour ce que j’éprouve envers toi, mais, tu n’y est pour rien…alors…allons dormir.

 

Les jours à venir seront les plus durs tu verras. Ce soir, il n’y a rien à craindre. Poussant un énorme soupir, il s’enfonça dans la vieille hutte et bientôt une lumière se fit. Il avait allumé la fosse.

Jamais on ne faisait ça pour la nuit, on avait bien mangés …donc, ce n’était pas pour re manger. J’entrais à l’intérieur pour voir Fergen faire le tour de la fosse et mettre des branches de meulys.

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Atroce réveil.

Les branches de meulys sont calmantes et endormantes. Je levais les sourcils,
il me dit: » Ce soir tu dois être calme.

Tu dors à droite et moi à gauche ( tiens! tout près de la porte, c’est bizarre ça) il se coucha et me lança un regard appuyer. J’en fis autant et je me tournais face à la fosse pour voir mon frère qui lui aussi me faisait face. _ C’est drôle, non!
_ Pas tant que ça.
_ Tu ne devrais pas être avec ta femme ce soir?
_ Si mais vu ce qui vient de se passé.
_ Oui, je comprends, écoute va la retrouvé , moi je reste ici à dormir. Retrouve donc ta femme pour ta dernière nuit.

_ Non! Je ne peux pas te laisser…alors dors. Un silence de plomb s’installa entre nous et de colère je lui tournais le dos. Sentant monté en moi une rage sans nom, je brûlais de l’intérieur et j’étais tellement en colère que je me mis à trembler.

Mon frère rajouta un bout de bois dans la fosse sans rien dire, puis les  herbes vinrent chatouiller mon nez et cela m’apaisa…je m’endormis d’un sommeil de plomb pour me levais le lendemain à l’aube.

Sauf que j’étais nu, honteux, je m’enroulais dans ma couverture de bête. Puis, j’entendis un cri, je levais les yeux pour voir mon frère qui me regardait. Il était blanc comme la neige et il tremblait de tous ses membres le coeur au bord des lèvres.

 

_ Ecoutes, je ne sais pas ce que j’ai fais, mais je sais que je suis nu sous ma couverture… Reprenant un semblant de courage, Fergen  la voix tremblante me dit:  » Va te laver tout de suite et tu reviens… ne parle à personne et fais vite

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La fuite.

Sans comprendre, j’allais à la rivière pour me laver et là, me penchant au-dessus de l’eau limpide, je vis mon visage.

Ecoeuré, je regardais mes mains, mon corps, j’étais rouge , rouge partout du rouge et cette odeur douceâtre me donna envie de vomir. Je saute dans la rivière, pris des herbes et je me lavais avec vigueur malgré l’eau froide.

D’ailleurs, je ne sentais presque pas le froid et c’était très bizarre car habituellement j’étais plutôt frileux. Mais là, je fus content de ne pas ressentir le froid de l’eau. Un bruit de pas me fit sursauter .

Deux vieux sages me regardaient et il y avait beaucoup de tristesse dans leurs regards.

_ Comment vas tu ce matin  Neschel?
_ Eh bien grand sage, un peu nerveux et puis j’ai du faire quelque chose de grave car j’ai du sang partout sur moi.
_ Oh! ne t’inquiète pas de cela Neschel et sorts donc de l’eau, vite sorts de là.

 

Je m’approche timidement de la berge et j’allais prendre ma couverture quand, le sage Maxtiline me dit:  » Ne porte pas la main sur cette peau, revêt plutôt cette toge de laine épaisse.

Ebahi, je vis qu’il avait en ses mains, un habit de gros lainage vert. Heureux, je sortis de l’eau et je l’enfilais …aussitôt une douce chaleur m’envahit et je fut heureux de ressentir ce bien être.

Le deuxième sage s’approcha à son tour à petits pas traînant et il me dit: » Tiens Neschel…je t’ai fait un collier, tu ne devras jamais l’enlever tu entends?.

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le Talisman.
Tu ne devras jamais l’enlever, j’ai ta promesse?
_ Oui… oh sage Ongsoï, je te le promets, je n’enlèverais pas ce beau bijou. Je le garderais sur moi avec grande joie. Je n’ai jamais reçu un tel présent…

Alors, il me contourna doucement un peu comme s’il avait peur et là encore j’en eu honte. Je sentis le fin lien autour de ma gorge et cela me fit un drôle d’effet un peu comme du rejet et quelque chose gronda en moi, mais j’avais confiance.

Puis, j’entendis un Craccc, comme si une branche épaisse venait d’être cassée. Puis, le sage Ongsoï me regarda dans les yeux et dit: » Ce ne sera pas suffisant, mais tu seras loin quand il cassera pour de bon, fais le trajet le plus long possible mon enfant et ne te retourne pas. Va combattre.

Partez maintenant il est temps. » Mon frère arriva avec des coursiers malingres…on n’était pas riche…alors Ongsoï dit à Fergen passe à la hutte Sud et prends deux coursiers et partez très vite, le sort ne durera pas longtemps.

Fergen opina et avec un sourire amers me dit: » vite Neschel nous partons. » Les pauvres bêtes ne pouvaient aller très vite. Nous les poussâmes malgré tout. Fergen était vraiment très pressé.

Arrivant à la hutte Sud, deux magnifiques bêtes nous attendaient. Personne, nous hésitâmes, puis Fergen: » dit… « enfourche et partons, nous devons être le plus loin possible…

_ Pourquoi Fergen cette hâte?
Dis moi pourquoi nous devons partir si vite et sans embrassés nos parents et amis dis moi mon frère pourquoi cette fuite?

_Réfléchis un peu Neschel!
Interloqué et troublé…je le suivis. Il allait à vive allure et  je continuais de réfléchir. Je n’aimais pas cela …des images me venaient, elles envahissaient mon esprit et la colère commença à gronder en moi.

Mon cheval fit un écart ce qui alerta Fergen. Il se retourna ce qu’il vit du le troubler grandement il cria » Neschel arrête de réfléchir, on en parlera plus tard.

On arrive bientôt au camp…tiens le coup mon frère jusque là tiens le coup et tout ira bien, tu verras.

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Le retour de la terreur.
Pourquoi donc mon frère était-il si inquiet, voir terroriser? Encore et toujours des questions! Au loin, une fumée épaisse, signe d’un campement. Au dire de mon frère la nuit, il y a une trêve.


Aucun  des camps n’attaquent l’autre afin de ne pas déplaire à nos dieux. Une sentinelle presque endormie lève à peine la tête et sursaute quand Fergen lui jette son pied dans le ventre, le garde brailla qu’il ne dormait pas…la preuve , le coup il ne l’avait pas reçu.

 

Mais, mon poing à moi se détendit instinctivement et là… il ne put l’éviter. Un grand rire salua cela et, un autre garde vint prendre la place de celui que j’avais endormis pour de bon. Un sourire aux lèvres, je rejoignis mon frère qui, parlait avec un homme de très haute taille.

Les yeux creux, noir, d’épais sourcils, un nez épaté, il n’était pas gros mais…il cachait son corps sous un long manteau de drap épais.Il se tenait légèrement plié signe d’une souffrance, blessé?

Une odeur vint chatouillée mon nez et je le retroussé, ça puait, ce n’était pas bon du tout. Je descendis de mon cheval qui dansa un peu et je rejoignis les deux hommes. L’odeur ne venait pas de là, j’en fut heureux malgré moi car Fergen avait l’air d’apprécier cet homme froid.

 

Je les regardais , pris dans leur discutions quand soudain j’entendis un clac assez fort…Puis, tout alla très vite, une forme monstrueuse se dressa, avança vers le voleur. Fergen criait au voleur:

_ » Argon remets le collier autour de son cou, vite Argon! Dépêche toi voleur! remets lui son collier! » L’homme s’approcha de moi, il fit le tour et j’entendis de nouveau un clac puis…une odeur douceâtre emplies mes narines,et, ce fut le trou noir.

Le clac était revenu. Je levais les yeux vers mon frère car visiblement j’étais à terre et, il y avait quelque chose sous moi.Me relevant, je ne pus supporter l’odeur douceâtre et j’allais vomir quand Fergen me dit d’une voix très sèche: » Emporte le avec toi, va vers la rivière, j’arrive. Ne te fais pas voir des hommes.

C’était un bon voleur, il ne méritait pas cela… ce n’était pas un ennemi. Il va falloir que tu le comprenne Neschel! Il va falloir que tu le comprenne. Perdu, j’allais vers le ruisseau, je me lavais et j’allais pour lavé l’espèce de peau que je tenais quand soudain…j’eus un haut le coeur.
C’était une peau d’homme vide,oui vide, rien que la peau.

Qui? Qui avait bien pu faire une chose aussi horrible? J’allais hurlé quand je vis Fergen et son Norg venir vers moi. Ils parlaient doucement afin que je ne comprenne pas. S’ils savaient! D’ailleurs j’allais leur en parler, cela devenait urgent pour tout le camp.

Fergen! Viens il faut que je te parle et tout de suite. Ma voix était rauque, forte, une voix de commandement. Toutes les têtes se levèrent…au moins, ils étaient plus ou moins réveillés, c’était déjà ça
._ Neschel, le Norg Artas est notre chef- nous lui devons obéissance, tu comprends?

Ici, je ne suis plus ton frère, mais un simple soldat qui va combattre pour sa survie, ici, je porte un autre nom. J’ai raconté au Norg ce qui t’était arrivé, il a conscience du danger, mais, il veut bien que tu reste à la condition que jamais tu n’enlèves ton collier.

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ce que je suis..

 

._ Mon collier!
Il ne sert plus à grand chose tu sais! Simple compagnon…tu m’as dit de réfléchir…je l’ai fais et ce que j’ai vu me glace la moelle. Je dois aussi vous dire que je vous entends tous…oui, tous. Tout ce que vous vous dîtes;vos pensées je les entends. J’ai réfléchit simple compagnon ou soldat, et avec ce que vous m’avez appris par devers vous…je sais ce que je suis. Une espèce d’immortel assoifé de sang.

Un guerrier noir, mais, pas par la couleur noire, non…plutôt noir de sang. Les vautours et les corbeaux seront plus mes amis que les hommes. Vous avez très peur de moi, je le sens à un point que vous ne pouvez imaginer et cela va devoir cesser sinon… vous allez me rendre fou. Ah! je dois aussi vous dire que le clan adverse nous attaque ou nous attaquera bientôt, ils seront là à l’aurore à dix pas de nous.

La trêve est rompue, ils ont décider de ne plus croire aux mêmes dieux que vous. Ainsi, leurs nouveaux dieux leurs permettent de tuer pendant la nuit et sans faire de bruit. Si vous écoutez bien, vous pourrez vous les pisteurs les entendre avancer. Ils frôlent les herbes grasses, mais, ce faisant…ils font taire les petits insectes de la nuit.

Ecoutez tous!
préparez vous, la bataille arrive à votre porte!
_ Tais toi Neschel . Tais toi hurla le Norg tu fous la trouille à tout mes hommes espèce de sac à poux plein de..
._ De quoi? Ma voix froide, mes yeux brillant, ma démarche chalouppée, j’avançais doucement et sans crainte vers lui. Tous comprirent le danger et mon frère me prit vivement le bras.

Ne fusse son odeur particulière…il serait mort et ce jour là, il le comprit
._ Bien mon frère, je retiens la leçon,
pardonne moi mais, nous ne pouvons rester ensemble.

_ Cela  c’est faux compagnon, je n’irai nul part sans toi que tu le veuilles ou non…ton odeur est un frein à ma folie, tu fais partie de l’amulette.
_ Ecoutes Neschel, ici on m’appel Arniel,peux tu en faire autant, ce serai plus simple pour tous le monde, les hommes n’aiment pas vraiment les changements,

 

acceptes tu de me nommer ainsi?
_ Si cela te fais plaisir!
_ Oui, mon frère, oui, merci.
Je le fixe longuement et cela semble le mettre très mal à l’aise,je soupire.  Mon frère reprend sa pensée et il me demande de nouveau._: » Tu dis que mon odeur est un frein à ta folie tout comme l’amulette, c’est bien ça?
_ Oui Arniel, c’est ça.
_ Mais si  moi je venais à être tué ou l’amulette arracher?
_ La mort pour ceux qui seront devant moi,
je sais ce que je suis.
Alors devant le regard horrifier de mon frère qui vient en un instant de comprendre ce que je vais devenir, je m’adresse au camp tout entier sans passer par le Norg car pour moi, il a peu d’importance.

 

Je leur dit: » Ce jour est pour vous soit un très bon jour, soit un très mauvais jour-mais d’une manière ou d’une autre… ne vous trouvez jamais devant moi ou derrière moi dans la bataille.

Sur les côtés…hum! peut être,mais surtout pas devant moi,ni derrière.
_ Ben le freluquet, il se prend pour un costaud,pour le plus fort du camp! Eh les copains venez voir la mascotte du camp…le petit frère de l’ami du Norg…il se prend pour un dur.
cette voix insultante vrilla mes oreilles. D’un bond je fus sur lui et l’instant d’après, il n’était plus là un petit tas de peau vide par terre .

 

Et là…Un vent glacial passa à travers le campement et les hommes me regardèrent avec des yeux nouveaux. Pour beaucoup, de la peur, une peur qui prend aux tripes…pour d’autres de la haine , celle qui naît lorsque quelque chose nous terrorise et que l’on ne comprend pas le pourquoi.

Et pour d’autres…un espoir, fou certes mais un espoir, né du fond de l’âme de ceux qui voient arriver un être hors du commun et capable de les défendre.

D’ailleurs ceux là, vinrent se rangés  sur le côté avec respect, ils attendirent les ordres.  Le norg était fou de rage mais, il n’osait intervenir mon regard était encore trop fou pour ça,et, il avait envie de vivre.


Il respecta ceux qui s’étaient rangés à mes côtés sachant que seul, il ne pouvait tout contenir et au moins certains de ses hommes verraient la fin de la journée.

Le bruit qui lentement montait des hautes herbes attesta mes dire. Les hommes frémirent,même les haineux me regardèrent avec espoir.Ils n’avaient pas une chance et ce qui se passa fut horrible. Je poursuivis néanmoins quelques soldats car mon esprit était trop embrumé pour arrêter et personne n’essaya.

Page Douze.

La Bête.


Quand je me réveille, je suis au bord d’un grand lac mais,l’eau est salé, très salé. Je titube et remonte vers la forêt sachant que par là, il y aurait de l’eau et c’est ainsi que cela se passa.Quand enfin je trouve un petit ruisseau je suis très heureux.


Je me penche pour y boire à grande goulée fraîche et l’eau qui retombe dans le ruisseau se teinte d’une vilaine couleur. Je me penche pour regarder mon visage,puis, mes mains et je constate que mon corps est couvert de sang séché, j’étais noir.

Alors que je me fais horreur, tant bien que mal, je pris des herbes et je me lavais du mieux que je pus. Tout à ma toilette,mes sens en éveil…j’entendis un bruit étrange. Un feulement aiguë et un ronronnement. Puis de nouveau le feulement  aiguë et le ronronnement.

Je m’avance doucement vers la source de ce bruit qui m’attire malgré moi.J’entraperçois un terrier énorme le son venait de là. J’avançais me tenant sur mes gardes, tout mes sens en alertes, un rayon de lumière me fit voir une masse énorme étendue. La bête avait l’air de souffrir.

De nouveau ce feulement puis le ronronnement, le feulement  plus aiguë…je compris. J’allais assisté à une mise bas. Quelque chose n’allait pas… la bête ne bougeait pas…elle souffrait, elle était épuisée-depuis combien d’heures souffrait-elle ainsi? Si je ne faisait rien…elle mourait avec ses petits à l’intérieur d’elle. Une mort atroce.

Alors, je m’avance  et j’entre en murmurant des paroles sans aucuns sens, elle me regarde et dans ses yeux, je vois une lueur de folie meurtrière puis, elle se calme et me regarde avec espoir. Alors prenant mon courage à deux mains, j’y allais sans réfléchir plus avant. ça puait ça je vous le dis…mettant mes mains sur son ventre, je compris le problème.

Alors je lui parlais: » là ma belle, on va travaillé ensemble, ton petit est mal placé. Je vais le tourné, ne bouge pas, ça va te faire mal mais après, tout ira mieux, tu vas voir ça… ce sera une belle réussite. Allez on y va hein! Là, calme ,calme. Je tournais le petit puis après une poussée plus forte, je vis ses pattes.

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Naissance.

Pas bon ça, un petit par les pattes…mon père disait que c’était pas bon du tout. Alors je décide que j’écouterai mon coeur plutôt que les paroles de mon père  ( quand un petit venait par les pattes, dès que celles-ci était visible…les hommes tiraient dessus jusqu’à ce que le petit vienne et bien souvent

- il était mort né et la mère, n’était pas en très grande forme, mais…après quelques jours si elle se remettait…c’était bon, sinon les hommes l’égorgeaient. Après tout, il faut bien vivre,non!)

 

 

Moi j’optais pour la manière plus douce, je tire doucement sur les pattes, j’accompagne les poussées de la mère et enfin…il vient ou plutôt elle vient au monde. Une chose gluante qui gigota rapidement pour aller s’accrocher à la mamelle.

Je n’us pas le temps de  chercher ce que c’était comme animal-un deuxième se présentait. Moins gros, enfin moins gros! Encore une ouf… c’était finis. Mais elle était encore grosse. Je me posais des questions et elle me fit comprendre que ce n’était pas finis en poussant encore et là…un truc énorme pointa son museau.

Elle n’avait plus de force, brave mère va! Je devais l’aider encore plus alors, après une dernière poussée à bout réellement de force, elle gémit, mais je ne voulait pas baissé les bras, il n’était pas sortit, quel monstre! Aller ma belle ( euh belle, faut le dire très vite)


Je vais t’aidé, ne t’inquiète pas. Je vais le sortir. Allez, j’y vais hein! ne gronde pas! ça va te faire un peu mal, mais je vais y aller doucement. Allons y tout les deux ma belle et c’est ce que je fis, ( elle me donna un sacré coup de main, brave fille).

 

Un superbe mâle sortit enfin et poussant ses soeurs, il s’attaqua aux mamelles gonflées de lait épais. A ce train là…les filles n’auront rien à manger. Que faire? Je regardais ce goinfre, ce goulu se gorgé de lait et de voir  et d’entendre les petites gémir, se trémoussaient, me fit mal.

Je me dis que peut-être de la viande se serait mieux que rien! Je partis sans réfléchir à la chasse, celle-ci fut plutôt maigre, les deux petites se jetèrent sur la viande mais ce n’était pas assez…alors, j’y retournais.

J’avais vu de grosses bestioles dedans, j’aurai peut-être de la chance et oui, j’en eu. C’est avec un énorme poisson qui a des dents pointues et énormes que je revins au terrier. Là, mon cadeau fut vraiment le bienvenu et une surprise m’y attendait. L’Ertgard gémissait, elle avait encore des poussées là, j’étais très inquiet.


Page Quatorze

 

Quand je mis ma main dans son ventre, je sentis des dents. La chose me mordit la main et c’est ainsi que je la sortit du ventre de sa mère. Pauvre petite chose toute blanche. Quand je voulus la mettre à la mamelle, la mère gronda fortement. Je l’avais vue mordre l’oreille de ses petits alors…je l’approchais de sa gueule. Mais, je l’enlevais prestement elle l’aurait bouffé.

Me voila bien. Que faire de ce petit tas blanc? Mes problèmes étaient déjà très grand, mon coeur fit un bond dans ma poitrine, car, mes yeux, c’étaient posés sur l’animal et son regard avait croisé le mien. Trop tard. J’étais pris. Poussant un gros soupir, j’allais pour partir quand un autre gémissement puissant se fit entendre.

L’Ertgard me regardait, ses yeux presque jaune fixés sur les miens puis, sur ses petits qui avaient déjà bouffés l’énorme poisson. Je compris et de nouveau, je partis à la pêche. une surprise m’y attendait, quelle joie…plusieurs poissons effilés à long museaux aux yeux rieurs à la bouche fendue en un grand sourire, étaient là et pleins de beaux poissons étaient là sur le sable.

 

Je compris en voyant certaines blessures que ceux là, me remerciaient de les avoir débarrassé d’un monstre. Je leur fit un signe et ils disparurent dans l’eau salé.

Les marrants.Amusé de les voir sauter au-dessus de l’eau, je m’esclaffais…ils sont d’un drôle! puis, avec des tiges trouvées sur place, je fis un espèce de panier et j’y mis les poissons, sans oublier  d’abord de nourrir mon petit compagnon et de lui mordre l’oreille.

Je ne sais si vraiment il comprit mon geste, il pigna, puis accepta le poisson avec voracité.Après qu’il eut finis, j’emportais le reste à la meute dans le terrier. Mon odeur devait me protégeait car aucuns ne gronda à mon approche.

Je mis devant la gueule de l’Ertgard un gros poisson qu’elle dévora avec dans ses yeux qui ne me quittaient pas, une réelle affection du moins c’est ainsi que j’interprétais son regard.Je lui caressait la tête puis sa gueule et je lui dit: » Je dois partir, je vous amène un autre gros poisson et après je part, c’est ce que je fis.

 

Mes amis les marrants vinrent eux aussi après que j’eus pêcher un plus gros poisson que celui que j’avais déjà pris. j’étais fier de moi, et mes bras portaient les traces de cette lutte farouche. Les marrants étaient heureux et une pluie de poissons et d’objets divers s’abattirent sur la plage.

Je les remerciais t ramassais les poissons, une pierre magnifique attira mon regard, ronde, verte, pleine d’éclat à la lumière du jour.

Page Quinze.

Le retour

Je la pris et un concert de clic clic clic retentit. les marrants étaient content. Ils partirent en chahutant dans l’eau. Moi, je retournais au terrier avec ma prise. Un concert de ronronnement m’accueillit. Les petits étaient déjà bien gros par rapport au mien qui était très petit, mais tellement beau.

 

 

Je caressais toutes les têtes, avouais mon désir de rester avec eux, mais leur disant que c’était impossible, puis regardant la mémère je lui pris sa grosse tête et lui donnant un baiser je lui promis qu’un jour on se retrouverait, elle se garda bien de me dire à ce moment là que mes paroles étaient vraies. Et je pris le chemin du retour.Après plusieurs jours, je retrouvais enfin le camp.


Les hommes de garde me fixèrent, ils étaient heureux de me voir. Etrange que cet accueil pourtant, j’en fus heureux moi aussi. Un tonnerre de voix vint percutaient mes oreilles, j’avais oublié ce tintamarre,mais je sourie en évitant de montrer ma douleur.

_ il est vivant! Arniel! Vient voir…Neschel est vivant, viens voir! La toile grossière se souleva et mon frère apparut. Il était pale, il s’avança vers moi et des larmes perlaient aux coins de ses yeux. Il se jeta sur moi et le choc fut rude.

Un grondement sortit non pas de ma poitrine mais de la gorge de mon petit Ertgard. Arniel surprit et inquiet  me regarda puis, comprenant que cela ne venait pas de moi, chercha d’ou venait le grondement.

L’abomination.


J’écartais ma chemise et lui fit voir mon petit compagnon tout blanc. Alors…des cris de terreur, des hommes courant de droites et de gauches, complètement paniqués de les voir ainsi, cela me fit sourire malgré moi.

Alors de ma voix puissante, je leur dit: » Stop, ça suffit vous lui faite peur cela suffit. » Et cela suffit pour que ces hommes que la guerre n’effrayaient pas se mire à  hurler que je devais tué cette abomination. J

e me campais sur mes jambes, le regard noir et je dis : » que celui qui veut lui faire du mal, que celui qui veut la tuée s’avance…je l’attends. Oui, je vous attends, venez donc, la colère commençait à me gagnait et j’avais peur de ne pouvoir fuir à temps.

Je sortis ma boule blanche de ma chemise et je la tins à bout de bras, minuscule et fragile rempart contre ma folie meurtrière, chose adorable qui regarda ces espèces de troncs bougeaient et venir vers elle avec beaucoup de crainte. Ils avaient peur de qui  ces troncs, d’elle ou de lui?

elle posa son regard sur celui qui la maintenait en l’air position détestable pour un Ertgard,mais, il ne le savait pas, il connaissait si peu de chose d’elle…comment lui en vouloir, elle devait se disait-elle conquérir ces troncs puant,pour lui faire plaisir. Alors, elle se mit à ronronné  et cela fit craquer ces hommes rudes. Je compris que personne ne ferait jamais de mal à ma boule de poil, et elle aussi le comprit.

Elle ronronna de plus belle. Arniel s’avança avec prudence alors, je lui déposait dans ses mains tremblantes mon petit Ertgard. _Comment? Comment as tu eu cette petite chose mon frère?

Page Seize

Le choc.

L’histoire est longue mon frère, je vous la conterais ce soir auprès du feu si vous le voulez.Des cris de joies et mon frère toujours aussi pâle me dit : » _oui tu as raison, viens prendre un peu de repos tu en as bien besoin.  » C’est tout sourire que je suivis mon frère heureux d’être rentré et de le voir en vie.

Ma petite boule manifesta son déplaisir en grondant et Arniel se pressa de me la rendre avec un sourire contrit, j’allais pour rugir de rire,mais, quelque chose m’en empêcha. Il souleva la toile d’entrée…une odeur nauséabonde nous saisit le nez et la gorge. J’eus un mouvement de recul…mais qu’est ce qui sent comme ça?

_ Ah mon frère, tu n’étais pas là, c’est vrai! ( une note de regret? un soupçon de dépit? un reproche déguisé? oui, c’est ça,je le sens bien.)Tu dois savoir que certains des soldats qui ont pu se sauver…eh bien…nous les avons pris en chasse. Un peu comme toi, mais Artas le Norg comme tu l’appelles est tomber sur des épines en combattant. Au début il n’y a pas prêter attention, mais sous le rire gras de quelques soldats à l’agonie,il a compris.

_ Tu veux dire …sur les mêmes que moi? Pourtant dans cette partie je n’en ai pas vu,ou donc c’est passer ce combat?
_ qu’importe frère, qu’importe
._ Pour moi c’est important Arniel, il y a trois sorte d’épines, dont celle qui m’ont transformée.Les deux autres ont différent  poisons…si c’est des épines rouges le poison est mortel. Si c’est des épines noires comme celles qui m’ont transformée là, tu connais le sort. Si les épines sont bleutées, c’est les pires mon frère les pires. Elles donnent beaucoup de fièvre, elles libèrent un poison qui mange les chair,tout devient putride et peu de chose peut alors guérir le malheureux,alors Arniel dis moi…

_ Ce sont les bleutées frère,les bleutées …ne dis rien à Artas, il espère tellement. Pourtant elles ressemblaient aux tiennes tu sais et son organisme a réagit d’une façon différente. Au début il ne sait presque rien passer et son moral était au plus haut. Puis, l’une de ses plaie a commencer à suinter et les autres on suivis et là l’odeur s’est imposé à nous.

Les plaies se sont infectées, il se meurt, les plaies sont purulents, ça suinte de partout la fièvre le fait déliré, le rend très agressif. Les strongs ne savent quoi faire, leur médecine est inefficace face à cela. Ils ne connaissent personne qui aurai survécu à ce genre d’attaque par les épines. Je n’ai pas voulu leur parler de toi.
_ Pourquoi?

_ Parce qu’ils t’auraient mis en pièce pour connaître ton secret et que tu ne te serais pas laisser faire. Un autre carnage se serait déroulé devant mes yeux et, tu peux me croire Neschel…j’en ai assez. Pour l’instant, j’aimerai pouvoir fermés mes yeux et ne pas voir le cauchemar qu’il y a derrière mes paupières quand je les fermes.

_ Arniel! il n’y a vraiment rien à faire pour lui? Tu en es sûr?
_ Oh! il y a bien quelque chose…mais, c’est tellement dangereux, qu’il n’est pas utile d’en parler. Personne ne serait assez fou pour….

_Arniel!  Son visage déjà blanc le devint un peu plus et ses yeux avez en eux un éclair,oui, un éclair d’espoir. Il me fixa si intensément que mon petit Ertgard se mit à gronder doucement. Arniel sembla reprendre ses esprit et prenant mon bras, il le serra si fort qu’un autre aurai plié l’échine.

_ Toi!…toi mon frère…tu pourrais le faire…oui! C’est possible que toi et toi seul tu puisse trouver le remède à la démence d’Artas_ En faisans quoi Arniel, en faisant quoi! Arrêtes de regarder dans le vide comme tu le fais, lâche mon bras sinon…je vais te faire encore plus mal que toi tu me fais Arniel lâche moi et montre moi Artas vite! Après tu m’expliqueras ce que je peux faire pour lui, d’accord?.

 

 

 

Page Dis Sept

.L’elnaïk C’est les yeux fous qu’Arniel m’emmena voir son ami d’enfance. Son meilleur ami, celui que l’on se choisit chez nous quand on est enfant et cet ami là, le reste jusqu’à notre mort, rien ne vient ternir l’amitié.

C’est comme un fer  chauffé au rouge qui coule dans nos veines, notre esprit, notre coeur. On ferait n’importe quoi pour notre Elnaïk,pas même une femme…l’amour d’une femme ne pourrait nous séparé…ni nos parents. Rien ne l’a jamais pu. De toute une vie d’ami, rien n’a pu la brisé.

Nous en connaissons beaucoup ….le pire de ces cas! C’est celui qui vit dans notre camp. Abdael le nôtre et Arkaniel l’ennemi- frères de vie, ils se trouvent séparer par la guerre. Un accord a été conclu pour ces deux hommes. Il reste chacun en son village afin qu’ils ne puissent se tuer et rompre une très vieille tradition des clans.

De nos jours, cette tradition  a toujours cours. J’entrais sous la tente d’Artas et la puanteur fit gronder ma boule de poil.
_ Chuuuut tiens toi- ce ne sera pas long je te le promets, chuuut, je dois le voir… c’est important. Calme, calme.

_ Il sent la mort?
_ Oui Arniel, l’odeur de pourriture est très forte, nous la ressentons mille fois plus que toi, ne perdons pas de temps.
_ Je crois qu’il est trop tard Neschel, je crois qu’il… On entendit un beuglement, des paroles grossières sortirent de la bouche d’un homme qui ne  s’est jamais laisser aller à ce genre d’inepties.

 

Jamais grossièreté n’a franchit ses lèvres là, pour le peu que je le connais alors là…. C’était comme si un bébé se mettait à dire d’immenses âneries dès sa tendre enfance. C’était choquant.

_ Ecoutes Neschel, je vois que tu as pu approcher une Ertgard adulte qui a mis bas oui?_ Oui, c’est ça, si je ne l’avais pas aidé elle  et ses petits ils seraient tous mort et d’une mort affreuse. Ils étaient coincés dans son ventre, bon je ne sais combien de petits a une Ertgard d’habitude…mais là, elle en a mis cinq au monde et tous en parfaite santé de vrais monstres.

Alors…je les fais, j’ai fais comme père avec les bêtes chez nous quand ça se passait mal. Eh bien là c’était pareil à part l’odeur pouah! mais pas pire que celle que je respire ici.

_ Oui, oui oui mon frère…penses tu que tu pourrais retourné voir ton Ertgard et prendre près de son terrier quelques herbes…car elles ne poussent que là-bas et aussi quelques gouttes du sang des poches s’il en reste! Je ne sais si elle les mangent comme nos bêtes, tu le sais toi Neschel?

_ Euhh, j’ai pas vu faire ça, mais après moi je suis partie à la pêche pour les nourrirent alors j’ai pas tout vu. Je sais qu’elle leur a donné une plante duveteuse à manger. Le mien en a eu aussi,ça leur fait du bien; mais je sais pas vraiment ce que ça leur fait.

_ En fait on pense que cela active le sang et qu’il circule plus vite en eux, renforçant leurs muscles et aussi qu’avec les baies qu’ils mangent, cela les fait grandir.
_ Ah c’est pour ça que ma boule est resté petite, elle n’en a pas eu des baies. Bien je vais le faire et j’en ramènerais. Cela va me prendre  quinze jours. Pourra t-il tenir jusque là

?_ On fera tout pour cela Neschel, mais hâte toi et si tu le veux, je garde ta boule de poil. Je fis semblant de la lui donner et des crocs aiguisés comme des lames de couteaux se mirent à luire quand j’ouvris ma chemise._ Bon…je pense qu’elle n’est pas d’accord avec toi Arniel!

Page dix huit.

La haine au coeur.

 

_oui je le pense moi aussi, bien, alors viens tu vois notre ami et après tu partiras pour chercher les plantes…viens vite!Plus on avançait, plus l’odeur était écœurante, j’avais envie de vomir comment faisait donc Arniel pour supporter cette infection et pourquoi devais-je moi m’y pliait?

L’homme allongé sur la table était bleu, décomposé par la douleur. Les yeux injectés de sang, globuleux, la voix rauque…des poils lui poussaient sur les bras. Les jambes misent à nues car il ne supportait pas le contact du linge sur sa peau. Jamais je n’avais vécue cela, comment étais ce possible, il devrait être mort!

Cet homme possédait une volonté farouche, mais, tiendrait-il encore… Me voyant arriver, un rictus de dégoût lui déforma la bouche. Je pouvais lui en dire autant tant son aspect me dégoûté.

_ Ah le voici enfin! Voila le grand guerrier noir! Ou étais tu, toi en qui j’avais mis tout mon espoir ( tiens c’est nouveau ça!)… Ou traînais tu ta carcasse de videur d’homme?

_ J’ai fais comme toi, j’ai poursuivis des soldats, ils sont morts et les autres ont traversés l’eau salé dans des barques longues et plates. je ne connaissais pas ce moyen pour traversé l’eau, et toi?

_ Ahrrrgrrr  suffit moitié d’homme, que peux tu faire pour moi? As tu trouvé un remède à tes maux? As tu vu quelque chose qui pourrais t’aider dans ta quête pour redevenir comme tu étais avant?


Son besoin de connaître la réponse, le faisait baver et l’écume grise qui sortait de sa bouche toute tordue me souleva le coeur, ma boule de poil gémit, mais il ne l’entendit pas trop absorbé par son besoin de me faire souffrir par ses cruelles paroles. J’avais changé,le perçut-il?

Je le crois car une lueur de haine sourde brilla dans ses prunelles froides. Mon frère lui toucha le doigt, cela suffit pour qu’il pousse un rugissement de douleur. alors je pris la parole pour détourner sa colère .

_ Ah Elnaïk…je dois  t’avouer que je n’en ai pas eu le temps. Je dois repartir, Arniel va te mettre au courant, garde ta force…je vais bientôt revenir avec ce qu’Arniel m’a demander. Et sur ces paroles, je sortis vite fait  fuyant l’odeur abjecte et le corps de celui qui est l’ami de mon frère…heureux de retrouver l’air frais.J’entendis les mots ordurier  qui sortaient de sa bouche et cela malgré moi,me fit de la peine.

Pestant à part moi, car s’il s’était agis d’un autre que le Norg, je l’aurai laissé à son triste sort, mais pour l’amour de mon frère…je ferais le nécessaire.

Page dix neuf.

Un drôle de pressentiment.

Sortis de là, je vis les visages inquiets des hommes, ils désiraient connaître la vérité sur leur chef. Je leur dis ce que je savais être vrai et leur confiais la tâche de tenir le camp. Qu’ils pouvaient être sans crainte….il n’y avait aucun ennemi à plus de cent lieues à la ronde.

Qu’ils continuent toutefois les tours de garde, car, l’ennemi pouvait sachant le camp peut tenu, faire une incursion. Que je serais de retour dans une bonne dizaine de jours et qu’ils préparent pour mon retour un très grand banquet fait de bonne viande fraîche…car j’aurai grand faim et ma boule de poil aussi.

Sur ce, je me mis à courir comme un Orprix que je suis pour moitié. Serrant contre ma poitrine mon petit compagnon doux et blanc. Je sentais sa douceur et sa chaleur, sa confiance absolue en moi il dormait à poing fermé-mais bientôt, il aurai faim que dirait l’Ertgard en nous voyant revenir?

Me donnera t-elle la permission de prendre de ses herbes, de ses baies…surtout si elles sont si importante pour sa famille? Des questions qui me trottent dans la tête t des questions sans réponses…cela m’ennui, je ne suis pas patient et j’enrage d’être obligé de retourner en un endroit certes pleins de bons moments…preuve ma boule de poil, qui ne grossit pas beaucoup.

 


Elle se trouve toujours dans ma chemise, je sais que je suis…hum! bien fait, siiiiii! mais quand même…la encore des questions je soupire et me force à prendre une course un peu moins rapide. Après deux jours et deux nuits à courir, je me dis qu’il est grand temps de manger.

 

Un beau petit piège, un lapereau pas très gros mais on s’en contentera, je l’espère…Bon ce fut plus que maigre. Après quelques jours de halte et de repos, de courses rapides j’arrive enfin près de l’étendue d’eau salé, oouf!

Un peu de pêche pour nous redonner du coeur à l’ouvrage et calmer notre faim et je pris le chemin qui nous emmène au terrier. C’est avec espoir et crainte que nous nous approchons.

Page Vingt.

Un spectacle désolant.

Faisant des bruits de voix afin qu’ils  reconnaissent le son, laissant mon odeur imprégner doucement l’entrée de la grotte, j’attendis un petit instant puis…un ronronnement vigoureux se fit entendre alors, fou de joie j’entrais. Nous étions de nouveau accepté  de la plus douce des façons.

Fier j’entrais presque en conquérant mais, un triste spectacle me sauta aux yeux… Mon Ertgard se laissait mourir de faim afin que ses petits puisent manger. Elle était d’une maigreur, c’était affolant.Je fis la fête avec les petits ( euh pas si petits vous pouvez me croire) puis, je vins vers elle.

Avec son regard très doux…elle me parla, me fit voir sa faim, sa faiblesse, sa souffrance.

Mon coeur fondit dans ma poitrine et c’est d’une voix dure que je lui dit: » je vais aller pêcher, vous gardez ma boule de poil, ne lui faites pas de mal…sinon, je serais capable de vous en faire moi aussi…du mal. »Alors, dans ma tête, j’entendis ces mots: » Elle s’appelle Myaelle et nous ne lui ferons aucun mal; car elle est ton cadeau de vie, laisses là avec nous, nous lui donnerons des baies et des herbes pour calmer sa faim en attendant que tu reviennes.

Tu nous as fais confiance alors…continu. » Je les regardais tous puis, fronçant les sourcils et plissant mes paupières je partis en trombe, le coeur meurtri par ce qu’il voyait. Plus vite parti, plus vite revenu.Sur la plage, je sentis mon coeur s’alléger, j’allais pêché pour elle…pour eux…elle redeviendra bien vite une magnifique Ertgard je m’en fis la promesse.

Quand l’eau salé entra par mes narines, je toussais, crachais, tous ce que je pouvais… c’était vraiment pas bon et j’avais pas le mode d’emploi pour ce genre de pêche. Puis, je sentis une violente douleur à la jambe. Je plongeais et j’écartais d’un coup sec la mâchoire aux dents acérées de cette énorme Vrascasse.

Il se débattit et enfonça encore plus ses dents aiguisées comme autant de lame de couteau puis, il essaya de me prendre par le bras; mais ma prise était correcte. Je le sortit de l’eau et il alla s’étalé sur la plage, puis…me ruant sur lui, je lui asséner un vigoureux coup de pierre sur la tête. Ils sont coriaces ces Vrascasses.

Il m’en fallait plus qu’un et le fait que du sang s’écoulait de mon bras et de ma jambe allait m’aidé. Je plongeais de nouveau et la prise suivante fut énorme, il n’y a pas de mot pour dire ce que je ressentit en premier lieu. Peur… joie… douleur… rage.

Il avait beau me mordre, je savais que j’allais le sortir de l’eau. Avec un élan formidable je le balançais hors de l’eau et avec ma pierre je le frappais au moins trois fois.Oui, il fallait au moins ça pour ma famille d’affamées.

Puis, je me dis qu’un petit dernier ne serait pas superflu, mais, mes amis les marrants étaient venus voir ce qui se passait,pourquoi tout ses remous et ces plainte dans leur secteur.

Qui! Qui pouvait se battre contre ces féroces bestioles et les vaincre…là, ça valait le coup d’oeil. Oui, mais…en voulant m’aider à attraper le dernier…ils faisaient plutôt le contraire et comme je ne voulais pas leur faire de mal…ce n’était pas facile! Je ne compte pas les coups,les morsures en plus, bref, eux ils étaient heureux.

J’attrapais un gros marrant par son nez et je lui dit: » vous m’empêchez de pêcher, laissez moi faire,on parlera après d’accord? Je le lâchais et il fila avec les siens pour voir de plus loin, et, les clics et scouik se firent nombreux. Enfin ma dernière prise sur le sable…j’étais crevé.

Page Vingt et Un.

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